Battleborn – Avis


Alors que tout le monde attend Overwatch débarquer fraichement de chez Blizzard, 2K Games balance l’offensive avec Battleborn. Un jeu développé par les pères de Borderlands (Gearbox Software) où ceux-ci ont eu la brillante idée de prendre l’essence même de Borderlands en s’inspirant des jeux MOBA, et avec 25 héros badass qui ont pour chacun leur propre capacité sur le terrain. OK, sur le papier, ça à l’air génial de jouer les héros shooter sur un FPS aux allures d’un dessin animé Pixar, mais qu’en est-il de la conclusion en réalité ? Pour cela, mettez votre slip au-dessus du pantalon, remontez vos chaussettes, et lisez donc l’avis du test de Battleborn !

Solus a besoin de vous Battleborn !

Il est vilain, il est méchant, il a à sa botte presque toute la galaxie sauf Solus, l’armée Jennerit lui jure fidélité. Son nom est Rendain ! Et vous ? Vous faites partie des 25 Battleborn de différentes factions et races, et vous êtes là pour résister à l’envahisseur et contrecarrer son plan machiavélique de conquête interstellaire ! Pour cela, il va falloir se battre avec l’alliance de certains Jennerit, la LLC, les Pacificateurs, et les Eldrid.

Battleborn-Rendain

Moi, Rendain, Moche et méchant !

Un casting drôle, un peu cliché, mais généreux

En clair, et excluant le nouveau personnage (Alani) qui sera disponible gratuitement le 31 mai 2016, Battleborn propose pas moins de 25 personnages uniques en leur genre. L’authenticité de chaque personnage est quelque chose de rare et de très appréciable. Entre autres, vous allez retrouver Marquis de la Cartouche, Dandy robot de la LLC aux allures de noble britannique à l’accent allemand. Aidé par son acolyte Noodini et ses capacités à ralentir le temps, il fait un allié puissant. Ou encore Rath, autrefois membre des Gardiens de la lame, la garde d’élite de l’impératrice Lenore. Il est cet espèce de sith tout droit sortie d’un Star Wars, ou encore d’une sorte de Zoro Roronoa du manga très célèbre : One Piece qui a aussi tendance à trop lécher ses épées.

Les clichés stéréotypés sont assez présents, mais comme nous l’avions annoncé à notre preview de la Gamescom de l’an dernier, Gearbox Software voulait vraisemblablement jouer de cet aspect d’autodérision pour mettre en avant le petit frère de Borderlands. Chaque personnage possède donc son propre arsenal, sa propre approche du combat, et vous l’aurez compris. Il faudra faire preuve d’un peu d’esprit d’équipe pour triompher, et mettre votre égoïsme au placard si vous espérez finir victorieux d’un duel, ou d’une mission à accomplir en mode histoire. Mais nous y reviendrons un peu plus tard.

Battleborn-Avis-et-Test

Fais ton choix, impose ta loi !

On emprunte des choses des MOBA, du RPG, mais aussi du Versus Fighting

On évite un maximum le titre racolage, car tout ce que vous lisez ici est vrai ! Battleborn est le mix de toutes ses choses.

Commençons à parler du leveling à la MOBA. En effet, Chaque héros aura accès à deux capacités uniques qui pourront être améliorées via le Système Helix. Ce système peut être activé et vous proposer deux différentes manières de booster votre capacité spéciale dès le gain de niveau. Si l’on pense à League Of Legends, célèbre jeu de Riots, on remarquera que le gain de niveau est primordial pour obtenir ses différentes capacités, mais surtout les renforcer. Le principe du dernier jeu de 2K Games est pratiquement similaire en ce point. Coups physiques, attaques de zones, invocations, et autres loufoqueries viendront enrichir le gameplay du jeu de Gearbox Software qui n’a pas peur de repenser le FPS à leur manière, c’est admirable venant d’eux.

Battleborn-Helix

Le fameux système Helix (ici de Phoebe)

L’aspect RPG provient littéralement des cartes que vous gagnez dans votre menu Matériel. Celles-ci vous permettent d’ajouter des bonus et malus sur votre personnage lors de moments opportuns. Vitesse de déplacement, puissance d’attaque, efficacité des soins, bref de quoi vous permettre de personnaliser votre personnage et de l’équiper de la meilleure façon possible. à chaque fin de niveau, vous empochez des crédits qui pourront également vous permettre d’acheter des paquets d’objets selon leurs catégories (rares ou non). Les packs les plus rares sont bien évidemment les plus chers. On reconnait bien là l’esprit Borderlands où comme dans celui-ci vous avez une quantité gigantesque d’objets à récolter répartie selon différentes qualités, de communs à légendaires. À côté de cela, si chaque personnage est authentique, cela n’empêche qu’ils sont regroupés en 2 catégories et 4 sous-catégories. Vous pourrez donc choisir de contrôler, soit des héros axés sur l’attaque (Tank, Assault), soit des héros axés sur la défense (Support, Healer).

Battleborn-Materiel

équipez-vous de vos loots ou achetez-en.

Enfin l’aspect Versus Fighting est comme Chun-Li a son Kikoho, ou encore Ryu et Ken ont leur Hadouken. Vos héros auront 2 capacités uniques qui pourront évoluer selon les niveaux que vous gagnez lors de votre mission. Dans ce cas bien précis, vous aurez le choix de quelle capacité à améliorer. Ajoutez à cela une capacité passive et un « ulti » que l’on emprunte encore de l’univers MOBA.

Battleborn-Attaque-Ultime-Rath

L’attaque ultime  » Vent de terreur  » de Rath.

Mais à côté de ça, il n’est pas exempté d’un tas de défauts…

C’est là où le hic intervient ! Trop optimiste en moi-même, j’ai pensé qu’Evolve avait permis aux développeurs de comprendre qu’on ne peut pas se permettre un mode histoire pauvre si l’on veut ne fut-ce que sortir un minimum des sentiers battus, et encore ! à l’heure où les Call Of Duty Infinite Warfare et autres Battlefield 1 nous servent un mode campagne style pop-corn bien ficelé. Certes, ceux-ci sont courts, mais pour le moins intenses ! En l’occurrence, Battleborn peine à nous offrir un fil conducteur efficace. Le mode Histoire Public est d’un intérêt grotesque, puisqu’à la manière d’un match à mort par équipe, les missions sont déterminées selon le vote de vos différents amis virtuels. Le mode Histoire Privé quant à lui ne permet pas de jouer avec des bots. Ce qui vous oblige à soit jouer en coop avec un ami. Soit de mourir dans votre solitude, si vous voulez comprendre un minimum du scénario de Battleborn ! De plus, ajoutez à cela peu d’originalité sur son contenu, et vous perdez la masse de joueurs qui au final le prendra comme un jeu passe-temps en attendant les prochains blockbusters du genre…

La diversité des niveaux de Battleborn impressionne beaucoup, certes ! Mais la répétition des styles de missions finira par lasser les joueurs. Défendre une position, battre un mini-boss puis un plus gros à la manière d’un Raid sur MMORPG, farm et loots, et autres constructions de tourelles de défenses ou de drônes seront les mêmes schémas répétitifs de tous les niveaux… Dommage quand l’on voit toute l’originalité du pitch des différents héros, et des apports de Gameplay plutôt bons concrètement. Battleborn finira tôt ou tard sur une étagère, mais on aura le luxe de dire qu’il finira moins vite qu’Evolve qui lui a directement vu l’option « poussière longue durée ». En effet, le mode histoire se bouclera assez rapidement, ce qui n’est pas étonnant dans un FPS. Comptez près de 7 à 9 heures pour terminer le mode histoire sans embûches.

Battleborn-Gameplay

J’ai beau jouer un robot, j’aime pas faire toujours la même chose !

Le dernier point négatif résidera notamment sur l’aspect forcé d’une coopération sans pour autant aboutir à quelque chose de concret. Car si sur le papier, l’idée est bien pensée, il ne faut pas oublier que tout le monde n’est pas dans l’optique d’aider son prochain. Il est arrivé à plusieurs reprises que mes demandes d’interventions soient amenées aux oubliettes, ou encore que le 3/4 de votre équipe use de leur talent de manière un peu trop originale sans pour autant se soucier de la mission en question…

C’est du Borderlands sans cell-shading, et avec de l’effet Pixar

Bon, pour éviter tous ces aspects négatifs, laissez-moi vous rassurer en vous assurant que Battleborn est resté fidèle à ce qu’il ait pu proposer à l’E3 ou encore la Gamescom ! Les effets cartoon à la Pixar sont toujours présents, la patte graphique rappelle encore et toujours un certain Wildstar, et le jeu reste fluide. Néanmons, on est loin des 60 FPS sur console, ce qui est le minimum syndical pour un jeu de tir à la première personne…

Les décors sont sympas du regard, les monstres parfois mêmes stupides et attachants, et les effets sont assez bien retranscris. On sauve les meubles quand même !

Visuellement, OK, c’est beau et cartoonesque, mais audiblement, c’est pas trop trop ça… La musique d’intro et celle qui se lance lors du début de mission sont épiques, mais le jeu manque cruellement de bande-son, et les bruitages chaotiques dans un champ de bataille ne donneront certainement pas cette adrénaline spécifique que les grands FPS apportent actuellement au secteur du jeu vidéo. Bref, c’est raté pour cette partie pour le moins importante, surtout lorsque l’on fait appel à un jeu d’action qui demande un peu de punch ! Battleborn en manque cruellement malheureusement…

Battleborn-Test-sur-Xbox-One

Beau gosse ou pas ?

Et le mode multijoueurs dans tout ça ?

Battleborn propose 3 modes multijoueurs différents, à savoir :

Le mode Incursion est un calque typique du MOBA avec ses vagues de minions à escorter et ses drones-araignées sentinelles à détruire dans la base de l’adversaire. On retrouvera alors les mécaniques de gameplay identique à celles que l’on a l’habitude de voir lors d’un LCS. Vous ramassez des cristaux (Gold), vous gagnez des points d’expériences que vous dépensez en amélioration jusqu’au niveau 10, et enfin vous achevez vos opposants.

Le mode Conquête est un système de jeu classique où il faudra attaquer ou défendre une position.

Pour terminer, le mode Fusion fera appel à deux équipes de 5 joueurs où la règle sera d’escorter des vagues de sbires jusqu’à un incinérateur placé au centre de la carte. Plus vous en sacrifierez, plus vous marquerez des points.

En conclusion

Battleborn n’est pas un mauvais jeu en soi. Il promet un tas de belles choses, mais oublie un peu ses bases en chemin. Un FPS loufoque sans scénario qui suit, c’est comme offrir une suite à Evolve et récolter un gros flop à côté d’un Overwatch Hypé jusqu’à la moelle. Il va falloir repenser à offrir une expérience dans laquelle le joueur ne se lasse pas trop vite. Alors « s’il vous plait Gearbox Software, si vous lisez ce message, prenez cet échec comme une leçon, et n’abandonnez vos idées, car elles restent malgré tout géniales !

Battleborn est disponible depuis le 3 mai 2016 sur PC, Xbox One, et PS4


Site officiel de Battleborn


Good

  • C'est original
  • Mix de plusieurs univers
  • La patte graphique
  • La bonne volonté des développeurs

Bad

  • Répétitif
  • Mode Scénario
  • Pas possible de jouer avec des bots
  • Lassant à force
6.3

Sympa Sans Plus

Graphismes - 8.2
Gameplay - 6.6
Bande son - 4.2
Scénario - 6.1
Je ne sais pas quoi mettre en biographie, alors je mets un truxt. Un truxt est plus communément appelé "manque d'inspiration flagrant", il se manifeste souvent accompagné d'une flemme plus ou moins puissante selon l'individu. Si le truxt n'est pas soigné rapidement la flemme peut rester à vie.
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