Blue Reflection

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7.4

Très sympa

Blue Reflection (PS4) – Avis


Oui, mais c’est quoi Blue Reflection ?

Blue Reflection est un JRPG (jeu de rôle japonais) au tour par tour. Même si le plus connu dans nos contrées reste Final Fantasy, cela reste un type de jeu très prisés chez nos amis Nippon. Cependant, celui-ci est assez spécial dans son contenu et ses personnages. Ce jeu nous avait été annoncé au Tokyo Game Show de 2016.

L’histoire.

Le jeu étant en japonais sous-titrés anglais, j’utiliserais donc les termes anglophones pour ne pas vous induire en erreur. J’ai testé ce jeu en mode de difficulté normal, Blue Reflection en propose trois (facile – normal – hard).

Deux voix-off vous accueillent avec un plan sur une jeune étudiante se préparant à rejoindre son école de fille (Hosinomiya). Un premier fondu enchaîné vous informe que vous jouez le prologue, ce qui n’est pas plus mal ne connaissant pas la mécanique de Blue Reflection. Vous contrôlez donc Hinako dans les couloirs de l’école pour rejoindre le bureau des professeurs.

Première petite claque, le doublage est assez décevant, d’accord nous ne sommes pas dans un animé, mais le décalage son/mouvement des lèvres est assez gênant. On reçoit une première fiche d’explication, sous forme de slide-show, concernant la fiche du personnage et l’utilisation du menu « Item » (bouton triangle). Pour les habitués du genre vous retrouverez vite vos marques.

Arrive enfin la base du jeu : vous allez donc devoir combattre des monstres générés par les sentiments des autres filles d’Hosinomiya. Vous rencontrez Sanaé, qui connait votre personnage mais dont vous ne vous rappelez pas. Ce passage permettra d’en savoir plus sur Hinako qui semble avoir été gravement blessée à la jambe. Cependant en discutant avec elle, vous constatez une aura (digne du cosmos des chevaliers du zodiaque) autour d’elle mais que personne aux alentours ne semble remarquer. On apprendra par la suite que l’aura autour des filles correspond au fait de devenir des « Rampant ». Fondu enchaîné et … pouf vous voilà ailleurs ….. mais vraiment ailleurs. Vous voilà dans un autre monde, un autre espace, … aucune information ne semble nous parvenir au début.

Blue Reflection Sanae et Hinako

Sanaé nous en apprendra plus sur le passé d’Hinako

Les voix-off sont de retour mais cette fois-ci s’adressent à Hinako, lui expliquant que l’anneau qu’elle porte …. ah ben tient, même elle ne l’avait pas remarqué, lui permet d’avoir un pouvoir spécial… Vous remarquerez que niveau information on est loin du lexique de base. S’enchaîne une scène de transformation qui nous fera penser à Sailor Moon (super bien faite, il faut l’avouer).

Hinako apprend par les voix-off qu’elle est en réalité une « Reflector » (sa tenue étant rose, on se demande pourquoi le titre est Blue Reflector, la tenue bleue étant portée par Yuzuki) et que dans ce monde, avec le pouvoir de l’anneau, ses douleurs à la jambe n’existent pas. Côté magique de la transformation, Hinako se retrouve blonde et souffre d’hétérochromie.

Un premier combat s’engage mais en 1 vs 2. Pour l’instant nous sommes seul mais cela nous permet d’apprendre la mécanique de jeu dont je parlerai plus bas. Après celui-ci nous voilà revenu dans le monde réel sur lequel ce voyage n’a pas eu d’incidence, le temps passé ailleurs ne semblant pas lié au temps terrien. Seul l’aura de Sanaé a disparu.

Le prologue se termine par l’arrivée d’Hinako en classe et qui rencontre ses deux voisines de cours, Yuzuki et Lime.

Blue Reflection commencera pour de bon juste après un générique digne d’un animé dans lequel on comprendra que Yuzuki et Lime seront nos collègues « Reflector »

Blue Reflection Yuzuki Hinako Lime

Yuzuki, Hinako et Lime nos trois « Reflector » prêtes à en découdre.

Le chapitre deux démarre. Visiblement le prologue correspondait au chapitre un. Et là, le soucis arrive. Ce jeu est pour deux catégorie de joueurs, les adolescentes et les otaku. Cependant, je dis cela en tant que joueur occidental qui n’a pas l’habitude de ce genre de JRPG. Un chapitre entier sur une jeune fille fan de maquillage, j’avoue avoir du mal…

On va doucement comprendre le but du jeu. Les sentiments des gens créent des monstres que l’on doit combattre dans le monde parallèle (The Common). Ce monde est à considérer comme un espace onirique dans lequel votre personnage ne peut mourir, même s’il perd son combat. Il sera simplement de retour dans le monde réel et pourra retourner se fritter aux méchants de suite. Chaque sentiment battu permettra de rendre sa stabilité mentale à la personne touchée en récupérant un fragment (qui vous servira à monter en niveau et à accentuer vos pouvoirs).

Cependant, parfois un sentiment plus fort créera un monstre (Sepphirot) dans le monde réel, le temps sera figé sauf pour les « Reflector » ainsi que pour leurs alliées, qui sont les filles que vous avez déjà sauvées et à qui vous avez offert un anneau de protection. Ces monstres n’apparaissent pas forcément à la fin d’un chapitre, mais plutôt à la fin d’une série d’actions effectuées.

Blue Reflection sepphirot

Le premier « boss » a apparaitre dans le monde réel.

L’histoire de Blue Reflection est assez redondante, il vous faudra trouver des filles à « soigner » et passer du monde réel à « The Common » afin d’avancer dans l’histoire. La seule nuance sera le décor qui sera différent en fonction du sentiment à combattre.

Les personnages.

Le personnage principal de Blue Reflection est donc Hinako, jeune collégienne ayant eu un grave accident qui l’a éloignée des salles de spectacles. Elle était visiblement une danseuse de ballet ayant un fort potentiel. Vous serez accompagné dans vos combats par deux amies de votre classe, Yuzuki et Lime qui sont jumelles.

La liste des personnages annexes est énorme, il faut savoir que nous devons donner au final 99 « anneaux d’amitiés/protection », ce qui fait autant de personnages à aider et qui pourront éventuellement nous apporter une aide en retour.

Une danseuse, une journaliste, une sportive, une fan de maquillage, …. je pense que tout y est passé.

Blue Reflection personnage

Lime, Hinako et Yuzuki seront les personnages principaux

En ce qui concerne les monstres rencontrés, on tombera sur tout, du petit, du gros, du monstrueux, du très travaillé et du trop travaillé. Gros plus pour les bestiaires (encore une fois une normalité pour les habitués) qui nous permet d’en savoir plus.

Étant arrivé à la fin du chapitre cinq après pas mal d’heures de jeu, je n’ai rencontré aucun personnage masculin SAUF une voix off et une ombre.

La mécanique de jeu.

Nous avons là un jeu au tour par tour, mais dans lequel certaines mécaniques sont très intéressantes. Une « timeline » définit votre moment d’attaque.

Chaque technique spéciale ou puissante coûte des MP (point de magie), mais en plus, certaines vont vous faire reculer plus que d’autres sur la « timeline », il faudra donc gérer vos techniques afin d’éviter de n’attaquer qu’une fois pendant que vos adversaires enchainent les coups.

Blue Reflection combat

A votre tour d’attaquer, de fuir ou de servir de support à vos alliées.

Une fois votre tour d’attaque, que ce soit avec Yuzuki, Hinako ou Lime, cet écran apparaîtra. Il vous est donc loisible de choisir votre stratégie :

  • Escape : on prends ses gambettes à son cou et on se barre,
  • Support : des sorts de soins (HP ou MP), des buffs (attaque, défense, résistance), des débuffs (attaque restreinte, armure réduite,…),
  • Attack : toutes vos techniques de dégâts (avec ou sans consommation de MP),
  • Overdrive : techniques supplémentaires lors des combats dans le monde réel avec nos alliées,
  • Ether Charge : vous permet de récupérer vos MP, considérée comme une action.

En fonction de la technique choisie, à vous de choisir la cible. Une cible unique, une AOE (attention, les dégâts seront de 100% pour la cible sélectionnée, les autres subiront des dégât réduits), un soin unique ou de groupe.

Chaque monstre de Blue Reflection possède des résistances à certaines techniques, symbolisées par des symboles à côté de leur nom :

  • Un rond : attaque « weak », peu utile,
  • Une barre : attaque idéale,
  • Un triangle : résistance à la technique, les dégâts seront réduits,
  • Une croix : presque pas de dégâts subit.

A noter que certains monstres auront le symbole doublé ce qui réduira encore plus les dégâts subits.

Petite astuce, n’hésitez pas à abuser des AOE, même si une ou deux cibles ont des résistances, les dégâts infligés au total seront toujours plus rentables que du mono-cible. Visez celui qui subira le plus de dégâts en premier et ensuite, en fonction des PV restants, enchainez sur les autres, sachant que même si les points de dégâts sont divisés vous pouvez finir plusieurs cibles en une technique.

Blue Reflection Knockback

Certaines techniques permettent un « knockback » à user voire même abuser.

Autre petite subtilité du combat dans Blue Reflection est le « Knockback« . Certaines techniques en bénéficient, et il ne faudra pas hésiter à les utiliser pour vous sortir d’un moment difficile.

Le « Knockback » vous permet de faire reculer un ou plusieurs adversaires sur la timeline afin d’éventuellement gagner un tour. Temps gagné qui vous permettra soit de vous buffer et d’attaquer ensuite ou alors d’enchainer deux trois techniques, ce qui vous permettra de finir plus rapidement le combat. Attention, ces techniques coutent pas mal de MP et peuvent vous faire reculer vous aussi sur cette timeline.

La montée en niveau de vos personnages (ils progressent tous simultanément), se fait grâce aux fragments récupérés à chaque fille « soignée ». Ce fragment vous donne un point de talent à dépenser dans un arbre vous permettant de monter quatre statistiques (attaque, support, technique, défense). Celui-ci peut ensuite s’utiliser comme une chasse dans une technique (un peu comme une gemme sur Warcraft).

Blue Reflection Fragment

Les fragments sont un bonus à vos techniques vous permettant de gagner du dégâts, du soin, de la récupération de MP, …

Rajoutant encore un élément pour vos combats, il est possible de renforcer vos fragments grâce à des piliers se trouvant dans chaque écran de « The Common« . Ce renforcement sera possible grâce aux loots ramassés sur les monstres. Notez qu’on ne ramasse que des compos et des objets utilisables, aucune tenues ni armes.

Et avec tout ça ?

La durée de vie de Blue Reflection est grandement allongée par une habile subtilité. L’histoire étant déjà bien complète, mais la suite de « quêtes » amenant au end-game étant plate, il a fallu broder autour.

On nous a donc rajouté …. un smartphone …. oui oui vous avez bien lu. Dans ce gadget, des applications sont installées:

  • une messagerie (qui faudra consulter et répondre par un simple bouton, les textes étant scriptés),
  • un « tamagotchi » (avec lequel il faut jouer, faire évoluer, …),
  • un lecteur MP3 (avec la bande son du jeu qui grossi en fonction de l’avancée du scénario),
  • un journal en ligne de l’école,
  • une application de cache-cache avec un ourson (j’avoue n’avoir rien compris à celle-ci).

Il vous faudra donc le consulter afin de remplir des missions, que l’on pourrait comparer à des quêtes journalières, pour faire avancer l’intrigue.

Blue Reflection phone

Pour agrémenter votre vie sociale, Blue Reflection met même un smartphone à disposition.

Point positif, une carte de l’école nous permets de passer d’un endroit à un autre de l’école en évitant de devoir traverser tout le bâtiment. Et aussi de retourner chez nous, ce qui permet de dormir, prendre un bain, de faire ses devoirs, …. Passage obligatoire étant donné que pour avancer dans le jeu il faut passer de journée en journée.

Un concurrent au final (fantasy) ?

Peut-on réellement comparer Blue Reflection et le maître du genre (une fois de plus pour nous occidentaux)?

C’est difficile à dire, j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer mais le background me laisse de marbre. Comme je le dis plus haut, parler pendant un chapitre de deux heures avec une fille fan de maquillage, ça le fait pas. Le public ciblé, l’est justement trop.

Pourtant, en regardant bien, le thème global de Blue Reflection est axés sur les sentiments. Mais ceux-ci sont provoqués par des problèmes et de situations que nous connaissons tous, du harcèlement, du dénigrement, des vols, … Et en y réfléchissant, ce jeu a certainement un message à faire passer aux plus jeunes.

Certaines scènes cocasses au final m’ont mis « mal à l’aise ». Par exemple lors une scène où Hinako et une autre fille s’échangent leurs culottes dans le couloir car elles ont plus ou moins les même goûts.

Au final, j’ai eu l’impression de jouer à un animé, de prendre Sailor Moon ou bien Sakura chasseuse de cartes et d’être l’acteur de celui-ci. Du texte, du texte, du texte …. et au final peu de combat (dont la difficulté n’est pas réellement insurmontable une fois la mécanique de jeu comprise). Rajoutons à cela une traduction anglaise bourrée de fautes d’orthographe ainsi que des effets de lumières assez proches du brouillard et des passages sans son mais avec du texte.



Site officiel


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Good

  • Panel de techniques variées
  • Message subliminal en creusant le sujet
  • PANTSUUUUUUUUUUUU

Bad

  • Histoire "bateau"
  • Difficulté à revoir (trop aisé)
  • Le doublage et la traduction aux paquerettes.
7.4

Très sympa

Graphismes - 8.3
Gameplay - 7.2
Bande son - 9.1
Scénario - 5
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