Chroniques | Le journal de l’économie #2

Chroniques | Le journal de l’économie #2

Bienvenue dans ce deuxième journal de l’économie sur Les Players du Dimanche, on va parler chiffre, on va parler gros chiffres mêmes puisqu’il sera toujours question de business autour de la sphère jeux vidéo.

Comme pour la première itération, nous ne parlerons que des informations à caractères économiques comme par exemple le licenciement de personnes (pas drôles), les impacts directs et indirects de celle-ci (doit-on craindre l’annulation pure et dure du dudit titre ?), les chiffres liés à la bonne ou mauvaise santé des entreprises liées aux jeux vidéo.

Voilà, on recommence avec les mêmes et on repart de plus belle. Mais de quoi allons-nous parler ? Facile, il s’agit d’une des toutes dernières acquisitions de Facebook parmi tant d’autres : Oculus VR et le formidable outil d’immersion, l’Oculus Rift.

 Mais qu’est-ce que Oculus Rift et qui dirige Oculus VR ?

Avant de nous pencher sur l’aspect économique, il est bon de parler un peu de l’entreprise Oculus VR. La firme, crée en 2012 par Palmer Luckey ainsi que Brendan Iribe est censé créer l’avenir de la réalité virtuelle dans le milieu du jeu vidéo, un mythe ô combien intéressant et fascinant. Et pour cause, beaucoup de gens se sont cassé les dents comme par exemple Nintendo et sa Virtual Boy en 1995, ou encore, à moindre mesure, toujours chez la firme nipponne, le Power Glove sorti en 1989 sur NES.

Palmer âgé de 21 ans seulement, connu pour être un collectionneur invétéré de Réalité Virtuelle, n’était pas super content de l’expérience crée par ceux-ci, il a alors voulu créer un accessoire qui pourrait être porté sur la tête et nous plonge dans le monde du jeu vidéo à l’instar du film Tron qui nous immerge un peu plus dans l’expérience du jeu vidéo. C’est en 2012 lors d’une présentation qu’est né Oculus Rift, un engin qui pour le moment n’est pas encore commercialisé.

C’est alors qu’il se met à discuter de son engin dans un fil de discussion ou, justement, John Carmack, légende vivante du développement du jeu vidéo et à qui on doit les différents volumes de Doom, qui se baladait sur ces forums s’est montré intrigué et donc, naturellement, à contacté le jeune inventeur.

Après avoir été convaincu de la véracité de la machine, Carmack intègre donc l’Oculus Rift et le présente directement la machine dans un keynote en 2012 et surtout à l’E3 2012 ou le public ainsi que les journalistes seront vraiment impressionnés par l’aspect technique de la chose, jouer comme si on était immergés et sans pour autant avoir un sac à vomis à proximité devient réalité. Si bien que de nombreux développeurs connus et reconnus apportent leurs soutiens à cet ambitieux projet comme Gabe Newell (fondateur de Valve), Cliff Bleszinski (créateur de Gears of War et fondateur de Epic Games), Markus Persson (créateur de Minecraft), Shuhei Yoshida (Président de SCE Worldwide Studios), ensuite s’en suit une campagne kickstarter où la levée de fond demandée de départ est fixé à 250000€ le 1er avril sera multiplié par 10 pour atteindre les 2,5 millions d’euros. Record, d’ailleurs ils promettront qu’ils seront indépendants. L’idylle continue avec John Carmack puisqu’en 2013, il quitte ses fonctions à ID Software pour plonger ses mains dans le cambouis d’Oculus. Il est alors nommé CTO (Chief Technology Officer) de la firme en aout 2013 mais finalement, l’état de grâce avec la communauté des jouers va s’estomper.

Oculus VR racheté par Facebook fait grincer des dents.

Achetée pour environ 2 milliards d’euros, Oculus Rift appartient à Facebook depuis le 26 mars. Décortiquons un peu le rachat, Le deal inclus des parts dans l’entreprise, 400 millions en cash and that’s all. Mais moins bien glorieux que ca, Oculus s’est fait égratigner par la communauté de départ qui a investi dans le projet.

La réponse du côté des premiers fans se présente aussi par la voix de Markus Persson qui voulait porter Oculus Rift sur Minecraft mais qui ne se fera pas suite au rachat par Facebook, firme avec lequel on peut supposer qu’il est en froid. Facebook voudrait pour sa part aider l’aspect virtual motion mais a également derrière la tête l’idée de développer l’outil pour sa propre plateforme et pourquoi pas, proposer une alternative crédible à Steam, Apple Store ou encore le Google Store ? C’est encore loin, mais on en sera plus durant l’E3 de cette année.

Et vous, qu’en pensez-vous de ce rachat ?

L'homme qui jouait aux échecs car il trouvait les chevaux "mignon"

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