Chroniques | Le journal de l’économie Hors-Série #3

Chroniques | Le journal de l’économie Hors-Série #3

Bienvenue sur cette chronique numéro 3 des numéros fil-rouge de l’été du journal de l’économie avec un peu de citronnade et de l’auto-bronzant.

Toujours sous le soleil, nous ne parlerons que des informations à caractères économiques par exemple le licenciement de personnes (pas drôles), les impacts directs et indirects de celle-ci (doit-on craindre l’annulation pure et dure du dudit titre ?), les chiffres liés à la bonne ou mauvaise santé des entreprises liées aux jeux vidéo et je vais continuer a vous conter la fabuleuse histoire de Squaresoft 1997 jusqu’en 2003 ou elle s’éteindra définitivement pour fusionner avec Enix et faire naître Square Enix.

La tête dans les nuages.

En 1997 au Japon, c’est l’effervescence, un grand jeu de la firme de Squaresoft va sortir sur la nouvelle console de Sony, pour Squaresoft et Sony, c’est un gros pari à bien des points : pour la première firme, il s’agit d’un pari technologique, essayer de réitérer les excellentes ventes de Final Fantasy 6 sur son prochain opus. Pour la seconde, il s’agit d’un pari d’avenir : Avoir un développeur aussi prestigieux que Squaresoft sur lequel s’appuyer comme developpeur / editeur tier et dire aux autres : « venez, on est gentils et on vous veut que du bien.  » Ainsi, la première collaboration exclusive que Square fera chez Sony et qui signe par la même ocassion la fin de développement de titres chez Nintendo – on évoquera un grand froid entre les deux à cette époque – est celle de Tobal N°1, un jeu de baston avec pour principal atout le chara-design est fait par Akira Toriyama (papa de Dragon Ball). Si le jeu est très bien accueilli par la communauté aimant le genre ainsi que la presse. Malheureusement les attentes de ventes ne seront pas à la hauteur de l’espérance que plaçait Square pour ce titre. Qu’importe puisque le prochain le jeu fera un marasme total que ça soit au niveau de la presse (avec un très beau 38/40 par Famitsu, un magazine japonais très exigeant).

Final Fantasy 7, une histoire de dualité ou de chevelure ?

Final Fantasy 7, une histoire de dualité ou de chevelure ?

Sortez vos Materias, vos magies et autres armes de prédilection, Final Fantasy 7 sort donc en 1997 un peu partout en Europe. Le seul constat qu’on peut faire c’est que c’est peut-être que c’est le jeu le plus vendu de la franchise à l’heure actuelle avec un peu moins de 10 millions (9,8 si on veut être précis). Pour l’époque, ce n’était pas seulement un très bon score de vente mais des chiffres ahurissants ! Final Fantasy 7 se repose sur une histoire bien ficelée par Hisanobu Sagakuchi, un système de combat – encore une fois – ingénieux, une bande son sublime toujours sous la patte de Nobuo Uematsu (un grand, grand talent). Le seul bémol qu’on pourrait dire pour le titre c’est qu’il a été traduit par un gars qui s’est très souvent emmêlé les pinceaux (mais on lui en veut plus, il y a prescription).

Une deuxième version de Final Fantasy 7 va voir le jour, Final Fantasy 7 International qui va seulement apporter des mises à jour. (à l’époque, pas moyen d’avoir une mise à jour via notre console locale… hélas).

Malgré ce succès fou de FF7, les gars de Square ne vont pas se reposer sur leurs lauriers, et pour preuve, ils vont sortir peu apèrs Final Fantasy Tactics au japon et chez les américains mais le soft ne verra jamais le jour en europe. Le jeu à pourtant tout d’un grand, elle mélange à merveille le RPG et la Tactique, une bande son des plus endiablés (les spécialistes parleront de la meilleur bande son jamais crée par Squaresoft, rien que ca.) La bande son justement est composé de pas moins de 7 compositeurs ayant travaillés sur des projets de Squaresoft plus tôt dans son histoire.

En 1998, square n’est décidément pas rassasié et c’est jeux après jeux que l’entreprise japonaise sort avec Brave Fencer qui se présente comme un Action RPG à la FF7 avec des personnages SD (super deformed) et qui ne paye pas de mine. Il inclut – d’ou l’intérêt de parler du jeu – également un cd démo de Final Fantasy 8, ce qui a du motiver certains de s’acheter le soft.

La belle Linoa, j'avoue que je suis pas insensible à son charme.

La belle Linoa, j’avoue que je suis pas insensible à son charme.

Final Fantasy 8 sortira finalement 2 ans plus tard que son aîné, nous sommes donc en 1999 et la claque est là: le jeu est encore un cran au dessus que son aîné, que ca soit au niveau de l’histoire, du Gameplay (avec notamment les invocations) ou bien du graphisme, le jeu à tout pour plaire. Le problème, c’est que la critique se divisera car tantôt le jeu est parfait à bien des points, tantôt le jeu ne parlera qu’a une tranche d’âge… Malgré tout et pour retenir que le positive de l’affaire, le jeu se vendra plus que correctement avec 8,15 M  d’unités (soit la deuxième plus grosse vente.)

Perte de vitesse + de mauvais choix = End of line.

Si on peut affirmer sans trop se tromper qu’avec Final Fantasy 7 et 8, Square était ce qu’il se faisait de mieux dans le milieu du RPG, il va apprendre à ses dépends que la descente est aussi rapide que brutale. En l’espace de 4 ans, Squaresoft va accumuler quelques erreurs et errements dû entre autre à la sortie de la nouvelle console de salon de Sony, la Playstation 2. Mais avant de vous parler de déboires de la génération PS2, j’aimerais qu’on reste encore un peu focalisé sur l’ére PS1. Car un jeu aura profondément marqué les esprits des personnes, il s’agit de Final Fantasy 9, un épisode de la saga à part à bien des points : Nous reprenons donc l’aspect enfantin de FF7 au détriment du graphisme réaliste et sérieux de FF8, on lui donne une histoire écrit par Hironobu Sakaguchi, une équipe de développeurs dépêché après la débâcle Parasite Eve, un jeu de survival horror/RPG et voila un grand jeu. Le software sera moyennement récompensé par 5,30 M qui reste encore honnête pour des chiffres de vente.

Un combat façon bande dessiné ? Bienvenue sur Final Fantasy 9

Un combat façon bande dessiné ? Bienvenue sur Final Fantasy 9

Squaresoft commencera à vraiment perdre del a vitesse de croisière si durement acquis avec des titres peu reluisant comme All Star Pro-Wrestling, Driving Emoition Type-S ou le désastreux The Bouncer. Il n’en faut pas plus pour que Square se retrousse le reste de manche qu’il lui reste pour réaliser un des plus beaux RPG de la PS2, Final Fantasy 10 qui conte l’histoire de Yuna en quête pour essayer de sauver sa planète et Tidus qui a fait un bon de 1000 ans afin de découvrir ou était passé le père qu’il haït tant. Les ventes vont faire un tout petit peu sourire Square, 6,6 millions d’unités pour le dixième opus d’une saga déja bien remplie mais malheureusement, le film Final Fantasy : les créatures de l’esprit va définitivement achever l’entreprise Squaresoft et même si Sony avait renfloué les caisses en 2001 à auteur de 20% du capital de la firme japonaise. Square trouvera finalement refuge chez Enix pour effectuer une fusion aussi déconcertante qu’inattendu. Mais ça, comme dirait l’autre, ca sera l’histoire d’une prochaine chronique.

Voilà, on se retrouve pour la dernière et ultime chronique de l’été dans 15 jours ! Il y a toujours de l’espoir dans les ténèbres.

L'homme qui jouait aux échecs car il trouvait les chevaux "mignon"

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