Lost Sphear – Avis Test

PC PS4

Lost Sphear – Avis Test


Il y a de cela deux ans, Tokyo RPG Factory, filiale de Square Enix, nous sortait un RPG à la sauce old-school, connu sous le nom de I am Setsuna. Aujourd’hui, ils reviennent avec Lost Sphear, un RPG dans la même veine qu’à l’époque. Ont-ils rectifié leurs erreurs pour nous proposer un jeu de meilleure qualité ? On vous en parle en détail dans le test ci-dessous.

Lost Sphear Kanata et compagnons

Kanata et ses compagnons de route

I am Kanata

Pour ceux qui auraient déjà joué à I am Setsuna, vous partirez sur de bonnes bases. Vous risquez de vous sentir comme chez vous avec ce Lost Sphear. Au premier aspect : la vue du dessus, la patte graphique, pas de doute on sent bien l’identité du jeu inspiré de son prédécesseur. Pourtant, on discerne quelques changements, notamment au niveau des environnements beaucoup plus variés dans ce Lost Sphear. On sent bien que les décors sont joliment maitrisés (notamment de jolis arrières plans. cf. le panorama de la Capitale). Ainsi que la modélisation des personnages, qui pourront être admirés de plus près durant certains plans et jeux de caméras. Néanmoins, ne vous attendez pas à des graphismes Next-Gen, ça reste un RPG 3D type old-school. Certaines textures font mouches à côtés d’éléments du décor plus réussis. De plus, les menus sont assez simples mais efficaces. Petite dédicace, à l’onglet historique, qui vous promet de la lecture pour en apprendre davantage sur les personnages, les lieux visités, l’histoire, etc,… Enfin, pour les plus sensibles, la nostalgie des vieux RPG de Square Enix risque de refaire surface. C’est sûrement le but souhaité par les développeurs.

Lost Sphear map

On voyage sur la carte à l’ancienne

Le gameplay

En terme de gameplay, de bonnes idées sont mises en avant mais malheureusement parfois pas assez bien exploitées. En fait, le système de combat s’est amélioré par rapport à I am Setsuna. On a droit à des combats en ATB, à la frontière entre temps réel et tour par tour dynamique, avec une jauge d’action qui se remplit pour chaque personnage. D’ailleurs, ces persos peuvent bouger durant le combat permettant de jouer de façon stratégique en positionnant de manière idéale nos petits compagnons afin de multiplier les dégâts et toucher plusieurs cibles en même temps. Ajouté à cela, un mode momentum infligeant un maximum de dégâts si vous appuyez sur la bonne touche au bon moment et des spirites de compétences propres à chaque personnage. Finalement, derrière cette apparence de RPG classique, Lost Sphear dégage un gameplay plus complexe et facile d’accès à la fois. Des idées telles que cuisiner pour recevoir des bonus de compétence ou encore chasser les souvenirs via mots-clefs pour pouvoir libérer la brume (les blancs) sont de bonnes idées, mais sous-exploités. Par contre, le système d’artefact influant sur des statistiques et bonus est en soi une excellente idée et assez bien exploité pour le coup. À propos, la durée de vie s’en tire bien et vous propose de nombreuses heures de jeu digne d’un bon J-RPG.

Lost Sphear système de combat

Une porte pas comme les autres…

Le don de Kanata

L’histoire de Lost Sphear se laisse suivre comme un bon petit film d’aventure. Pourtant, malgré des personnages assez clichés et récurrents du genre J-RPG, on s’y attache et on a envie de continuer à suivre Kanata et ses compagnons de route (tous orphelins). En fait, vous incarnez Kanata, un jeune garçon qui va découvrir qu’il possède un don. Et pas des moindres, celui de collecter des souvenirs et des émotions, certains le surnomme « l’espoir ». Et de l’espoir, il en faudra, pour restaurer un monde qui peu à peu disparait sous la brume, sorte de nuages blancs qui engloutit tout sur son passage. Seuls les souvenirs et le don de Kanata peuvent les faire réapparaitre. Dans cet univers, on voyage dans de nombreuses villes, villages et donjons. On peut naviguer en bateau d’ile en ile, combattre des monstres et boss (avec ou sans exomech), gérer son équipement. Bref, tout ce qui fait la recette d’un RPG.

Lost Sphear panorama

Woah ! C’est beau !

Bande-son

Niveau sonore, Lost Sphear s’en sort convenablement sans être du Mozart pour autant. On retrouve toujours du piano mélancolique (comme un certain Setsuna), des musiques douces parfois plus rythmées. Mais au final, un moment ça tourne en rond et c’est assez redondant. Les voix japonaises sont sympa bien qu’un peu timides, il y a plus de texte que de voix. Néanmoins, le jeu est traduit en français et cela fait plaisir.

Lost Sphear garde à vous

Gaaaarde à vous !

Conclusion

Pour répondre à la question dans l’introduction : ont-ils rectifié leurs erreurs pour nous proposer un jeu de meilleure qualité ? Je dirais oui, ce Lost Sphear est une version améliorée d’un RPG du même type que I am Setsuna. Plus maitrisé en terme de gameplay et un système de combats qui fonctionne bien. Plus, quelques améliorations esthétiques notamment pour les environnements et un scénario somme toute sympathique sans révolutionner le genre. En résumé, Lost Sphear, c’est une recette simpliste au premier regard qui se complexifie quand on y joue et qui finalement nous donne un RPG classique, qui saura séduire son public. Tout comme son prédécesseur de 2016 avant lui (pourtant moins bien).

Good

  • Le système de combat
  • Le scénario et la thématique de souvenirs/émotions
  • RPG old-school
  • Personnages attachants...

Bad

  • Mais clichés (coucou Locke !)
  • De bonnes idées sous-exploitées
  • Certaines textures
6.8

Sympa Sans Plus

Graphismes - 6
Gameplay - 7.5
Bande son - 6.5
Scénario - 7
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