Metal Gear Solid V Ground Zeroes

PS3

L’Est contre l’Ouest

Pourquoi Kojima ?

Pourquoi Kojima ?

Nous voici donc sur Metal Gear Solid V: Ground Zeroes, le nouvel opus de la célèbre série de jeu d’Hideo Kojima , pour lequel il aura fallu tout de même attendre pas moins de 6 ans (à deux mois près). Nous retrouvons Snake, pas le clone, mais bien le seul et unique Big Boss dans les folles années 70’s, qui sont, pour rappel, l’époque de la guerre froide. D’ailleurs, pour nous mettre directement dans l’ambiance de l’époque, nous sommes envoyé à Cuba, le pays qui restera quand même emblématique pour avoir failli déclencher la troisième guerre mondiale, surtout pour une mission en solitaire et sans aucun soutien. On remarquera d’ailleurs que la scène d’introduction essayera de coller un maximum à cette époque en montrant un camp militaire très froid, et des prisons dont je doute que les conditions de vie doivent être agréables, ce qui est, pour ma part, un bon point. Je trouve que la guerre froide colle parfaitement à la série des Metal gear. (Plus encore que celle du quatrième épisode : Guns of the Patriots)

 

Une claque ! Mais pas celle que l’on attendait…

Next-Gen ça !? Ouate de phoque !

Next-Gen ça !? Ouate de phoque !

Une fois la scène d’introduction passée avec comme dernière image le visage de Big Boss en gros plan, qui aura le mérite d’être bien réalisé (surtout la barbe). On se rend compte que c’est loin d’être ce qu’on attendait, même très loin… Les rochers (qui sont le premier décor que vous rencontrerez) possèdent tout simplement une texture médiocre et l’effet de l’eau sur ceux-ci ressemble plus à un effet d’huile, voire à de la mêlasse transparente. Konami n’a même pas pris la peine de faire des transitions entre le sol et les rochers eux-mêmes, ce qui donne des coupures dans les textures gâchant ainsi une belle partie du décor qui n’était déjà pas si extraordinaire que ça. Certains d’entre vous diront que j’exagère pour de simples rochers, mais si ce n’était que ça ! Lorsque vous rampez sur des plantes, celles-ci n’ont absolument aucune physique et passent tout simplement à travers le corps de notre protagoniste ! Ce « détail » rend l’animation de ces plantes beaucoup trop basique. Ajoutons à cela quelques bugs d’animations sur les soldats que l’on essaye d’assommer, et la manière dont ils s’envolent lorsqu’on le leur tire dessus avec un gros calibre (la mitrailleuse du char par exemple). On comprend que cette fois-ci, Metal Gear Solid V: Ground Zeroes ne nous offre plus une claque visuelle ou scénaristique, mais une claque tout court.

 

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire !

Votre univers ! Minuscule...

Votre univers ! Minuscule…

On voit clairement que Metal Gear Solid V: Ground Zeroes suit la mode des jeux « plus accessibles et plus orienté action » (un peu comme dans Splinter Cell Blacklist). Ce qui, de mon point de vue, casse complètement le gameplay et l’esprit de la série. Fini les peurs de se faire découvrir ou de courir se cacher lorsque le bruit de l’alarme se fait retentir, car le jeu se veut beaucoup moins punitif ! En vous offrant un slow motion très long lorsque vous êtes découvert, vous avez le temps de boire un café, répondre au téléphone et même aller voir mémé au home avant de coller une balle en plein crâne de votre ennemi. Il est à noter que la capacité de visée des soldats ainsi que leur intelligence artificielle sont à peu près comparables à celle d’un stormtrooper (autant dire proche du néant). Il vous sera évidemment toujours possible de vous la jouer « infiltration », mais autant dire que le stress de perdre sa couverture ne sera plus présent. Tentons de sauver cette immonde chose en lui adressant mes appréciations sur ajout de gameplay que j’ai cette fois-ci apprécié. Je parle bien entendu de l’utilisation de l’hélicoptère pour venir vous chercher et apporter vos objectifs de mission. Celui-ci, prenant du temps à venir et pouvant se faire abattre, vous devrez souvent prévoir de l’appeler à l’avance, sous peine de perdre votre objectif (vous vous ne risquerez pas grand-chose si vous bougez en permanence). Encore une fois, le fait d’avoir rendu le jeu trop accessible gâche d’une certaine manière cette mécanique de gameplay, car il vous suffira de vider la piste atterrissage en tuant tout le monde à la rambo et d’attendre tranquillement votre transport.

 

Vos souffrances ne dureront pas longtemps

Pour ce qui est de la durée de vie de Metal Gear Solid V: Ground Zeroes , je pense ne jamais avoir été aussi déçu ! J’ai d’ailleurs fini la mission principale chez Gice, alors que mon but n’était que d’essayer la première mission et de m’imprégner de l’ambiance du jeu. En prenant votre temps, vous la jouant infiltration, écoutant les conversations des gardes et en examinant leur chemin de ronde, compter une heure de jeu, cinématique incluse. On aura beau dire qu’il existe des missions secondaires, pour ma part, reprendre la même map que la mission principale, changer l’objectif et dire qu’ensuite il s’agit d’une mission secondaire, c’est clairement se moquer de nous. Certains diront que la durée de vie se base sur le scoring (Toujours sur une seule et même map). Je leur répondrai ceci : « Depuis quand un jeu Metal Gear base sa durée de vie sur du scoring !  » Même si ce genre d’ajout est appréciable, Il ne mérite clairement pas d’être acheté 30 € pour un contenu aussi gros qu’un Éthiopien !

 

Un triste constat pour Metal Gear Solid V: Ground Zeroes

Big Boss, tu serres la main à Rambo ?

Big Boss, tu serres la main à Rambo ?

En conclusion, nous avons un titre avec une durée de vie très réduite (surtout si vous n’aimez pas spécialement le scoring), des graphismes bâclés (à part pour le personnage), des musiques et bruitages très limités, avec, par exemple, la disparition du bruit de l’alarme, qui est propre à la série, et enfin, un gros retour en arrière au niveau du gameplay. Nous conseillons à tous les fans qui suivent la série pour l’histoire d’essayer de la consulter autrement qu’en déboursant 30 euros dans un magasin (ou 20 euros en dématérialisé). Vous risquerez d’être énormément déçu comme je l’ai été moi-même. Vous n’aurez que trop vite fait le tour des raccourcis. On se demande comme un tel titre peut sortir, et on n’a vraiment l’impression d’avoir perdu toutes les innovations qu’avait apporté les autres opus de la série pour revenir à du très basique. Kojima a beau vouloir faire plaisir aux fans, pour cette fois, ils ne sont clairement pas au rendez-vous pour Metal Gear Solid V. Déception quand tu nous tiens…

Good

  • Le nouveau système d’appel à l’hélicoptère
  • Une mise en scène toujours aussi agréable

Bad

  • Des textures et des modélisations bâclées
  • Les erreurs ne sont plus assez punitives
  • Une durée de vie ridicule
  • Des animations parfois bugées
  • La végétation fixe et immuable
  • Pas de musique prenante
  • Le gameplay qui s’appauvrit ...
5.2

Pas Terrible

Graphismes - 4.9
Gameplay - 6
Bande son - 5.2
Scénario - 7.9
Je pense qu'il existe un sens artistique inhérent entre les cookies et le jeu vidéo, permettant de démontrer que les pingouins roux d'Afrique ne se révèlent pas seulement de nature belliqueuse aux licornes, et que ... Non en fait je m'en fout, j'achète tous les Call of, je rage sur LoL et je me moque des moutons qui achètent Apple. - envoyé de mon Iphone 6 -
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