Mighty No 9 – Avis


Ça y est ! Après de nombreux reports et une attente interminable, Mighty No 9, fils spirituel de Megaman, acclamé par les nombreux fans et donateurs sort enfin de sa cachette ! rappelez-vous, 4 million de dollars avaient été récoltés pour ce projet Kickstarter, sous la supervision de Keiji Inafune. Qu’en est-il du résultat final ? Mérite-t-il une place de choix ? Est-ce que les donateurs ont été respectés à leur juste valeur ? Je vous propose de découvrir mon avis sur Mighty No 9, à travers ce test !

Mighty-No-9-Kickstarter

Ils étaient nombreux à avoir soutenus le projet !

Robot City a subi un gros bug !

L’histoire de Mighty No 9 nous plonge dans un monde où les hommes et les robots vivent en parfaite harmonie. Et c’est notamment le cas à Robot City, où les robots ont pris place dans la vie de tous les jours. Quand soudain, un bug arrivé de nulle part vient perturber la vie paisible de nos habitants ! En effet, la plupart d’entre eux pètent littéralement les plombs et décident de se retourner contre leurs créateurs. Le docteur William White, chercheur chez Sanda Industry et son patron et meilleur ami, Soichiro Sanda constatent que tous n’ont pas subi ce fameux « Bug ». En effet, parmi les Mighty créés par le docteur White, Mighty No 9 (Beck) n’a pas succombé aux défaillances de ses camarades, ainsi que Call, le robot de Soichiro.

C’est donc d’un naturel que ceux-ci feront appel à notre petit robot, afin de ramener ses coéquipiers à la raison, et découvrir d’où provient ce fameux bug. Pendant ce temps, Gregory Graham, président de Cherry Dynamics, tente de convaincre la population que White et Sanda sont derrière cette catastrophe, et tient celle-ci dans sa main jusqu’à preuve du contraire. Le scénario est certes classique, mais pour autant il est impossible de nous empêcher de ressentir l’esprit Megaman à travers ce « pitch » du jeu. C’est un bon point de départ, mais est-ce que le gameplay et la qualité visuelle suivront la cadence ?

Mighty-No-9-Cryosphere

Craignez-les !

Lancement de la première partie: C’est le drame !

On aurait pu dire : « super ! L’histoire me donne envie, la suite n’en sera que meilleure ». Je vous arrête, car c’est vraiment le GROS point négatif de Mighty No 9 : sa qualité visuelle !

Embarqué avec le moteur Unreal Engine 3, Comcept et plus particulièrement Keiji Inafune ont eu la brillante idée de nous proposer un jeu au format 3D très voire trop vieillissant. Textures dégueulasses, aliasing partout, effets visuels digne d’un jeu PS1, bref. C’est moche et ça pique aux yeux ! On aurait réellement préféré l’aspect nostalgie et rétro assumé jusqu’au bout. Pendant l’introduction, nous avons droit à de beaux dessins en 2D. Pourquoi ne pas avoir continué ?

Quoi qu’il en soit, on se demande vraiment comment 4 millions de dollars et de nombreux reports peuvent aboutir à une œuvre aussi inachevée sur cet aspect bien précis… Le stage de Pyro vous donnera une sensation de dégoût lorsque vous découvrirez que les nombreux piliers qui s’écroulent devant vous ne détruisent en rien le niveau. Ce sera au calme que vous devrez attendre patiemment que le pilier tombe pour continuer votre chemin pépère…

Bon, si visuellement Mighty No 9 est un zéro pointé, la bande sonore n’en est pas moins appréciable ! Vous aurez même la possibilité de choisir le mode 8 bits ou le mode normal. Avis aux nostalgiques.

Mighty-No-9-Graphismes

C’est tout bonnement inacceptable…

Y a du challenge, c’est varié, mais trop imparfait

Le gameplay de Mighty No 9 est assez similaire aux mégaman en fin de compte. On saute, on tire, on récupère les pouvoirs de ses compagnons ramenés à la raison, et on évite les nombreux pièges. Une chose est sûre, la difficulté est au rendez-vous ! En effet, il faudra apprivoiser le jeu et découvrir les points faibles de certains ennemis et boss pour progresser efficacement dans Mighty No 9. C’est par ailleurs grâce au choix des 9 différents niveaux que vous pourrez vaincre l’un ou l’autre Mighty (1 niveau tutoriel). Feu, Glace, Éclair, Sol, Artillerie, bref, les transformations sont nombreuses (9 si vous suivez bien jusque-là 😉 ), et l’on est ravis de ce résultat-là.

Maintenant, qu’apporte de plus Mighty comparé à son grand frère ? Concrètement, Mighty No 9 peut dasher de manière très rapide, mais en contrepartie n’aura pas la possibilité de se baisser. Ce détail donne beaucoup d’importance aux phases de combats, car un accroupissement pourrait bien souvent nous sauver d’affaire… Mighty peut également absorber ses opposants, puisqu’à chaque fois que vous utilisez vos diverses transformations. Celles-ci consomment de l’énergie, et comment vous pouvez remédier à cela ? Tout simplement en absorbant vos ennemis en état de faiblesse grâce à votre dash.

Comme vous l’aurez compris, chaque niveau sera différent et en relation avec les différents Mighty présent. Pyro contrôlera une raffinerie de pétrole, Batallion dirigera une armée de robot, ou encore Dynatron une centrale. Les niveaux sont variés d’un point de vue esthétique, mais peu sortiront réellement leur épingle du jeu. Vues et revues et re-revues seront vos sensations face aux différents niveaux. C’est vraiment dommage, car au final seuls les combats de boss en vaudront vraiment la chandelle…

Mighty-No-9-Stages

C’est parti copain ! Par quoi on commence ?

Compenser une durée de vie faible par tous les moyens

Bien que l’on puisse prendre son pied et apprécier Mighty No 9 en lui-même, la durée de vie n’en est pas moins relativement faible. Il vous faudra entre 3 à 5 heures pour terminer le jeu une première fois en mode « normal ». Que faire après avoir terminé ? Relever les nombreux défis proposés par le Docteur White, ou encore faire partie du classement grâce aux scores que délivre chaque fin de niveau. On aurait pu se dire : « Super ! On aura certainement un bonus de fin ou quelque chose pour nous récompenser ? » Malheureusement, il n’en sera rien du tout…

En passant par Call, vous allez pouvoir découvrir diverses astuces tout au long de votre aventure, ou encore de pouvoir modifier le nombre de vies maximum avant un game over (jusqu’à 9, comme les chats).

Mighty-No-9-Dash

Le dash rend le gameplay plus dynamique.

Outai Papaoutai ?

Concluons cet avis de Mighty No 9 en vous avouant que si le jeu n’avait pas eu 4 million de dollars et n’était pas en relation directe avec Keiji Inafune. La note aurait été plus clémente envers les petits studios indépendants qui tentent de nous divertir à leur manière. Nous ne pouvons nier que Mighty No 9 n’est pas un mauvais jeu. Mais les diverses imperfections, tant visuelles que sur le gameplay ne peuvent être pardonné par ces milliers de personnes qui ont cru au renouveau de la licence Mégaman. Alors je vais conclure de la même manière que celui-ci avait fait : vaux mieux ça que rien non ?


Site officiel de Mighty No 9


Good

  • Le gameplay est dynamique
  • Les transformations
  • La bande son
  • Faire du scoring

Bad

  • Manque de charisme des antagonistes
  • C'est moche...
  • 4 millions de dollars ? Vraiment ?
  • On peut pas se baisser
  • La durée de vie
6.6

Sympa Sans Plus

Graphismes - 4.5
Gameplay - 7
Bande son - 8.1
Scénario - 6.9
Je ne sais pas quoi mettre en biographie, alors je mets un truxt. Un truxt est plus communément appelé "manque d'inspiration flagrant", il se manifeste souvent accompagné d'une flemme plus ou moins puissante selon l'individu. Si le truxt n'est pas soigné rapidement la flemme peut rester à vie.
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