PES, ces trois lettres représentent tellement de choses pour les amateurs de simulation de football. En effet, entre 1995 (premier International Superstar Soccer nom de la série à l’époque), et 2006 avec PES6, Konami et son célèbre développeur prénommé Seabass régnaient sans partage sur consoles, et après de nombreux épisodes est-ce enfin le retour du roi ? Il faut quand même ne pas exagérer les choses…

PES 2015: Souvenirs, Souvenirs… lointains

PES 2015 - Retour du roi ?

PES 2015 – Retour du roi ?

Qu’il était bon ce temps où nous chantions tous we will rock you sur PES 2 en rigolant de FIFA 2003 en face qui faisait pâle figure devant ce mastodonte de la simulation footballistique, quelle belle époque que tous ces tournois amateurs, ces soirées longues et endiablées entre copains et j’en passe… Malgré la domination sans partage de EA Sports depuis FIFA 08 ainsi que la qualité de ses titres, la magie n’était pas la même, la nostalgie était toujours là, le feeling ballon au pied si particulier de la série de Seabass n’était pas de la partie, et pourtant nous en avons passé des années à tout de même nous délecter avec la série FIFA (tout en espérant un jour le retour de PES). Parlons concrètement, depuis l’impasse faite sur les consoles de nouvelle génération avec l’opus 2014, PES nous donnait l’eau à la bouche en nous promettant monts et merveilles durant les events ou autres présentations, cependant une fois la version finale entre les mains, il faut bien avouer que ce n’est pas si terrible que cela.

C’est beau de loin, mais loin d’être beau

PES 2015 - L'attaque des clones !

PES 2015 – L’attaque des clones !

Avant de parler des détails, du gameplay, je voudrais m’arrêter tout d’abord sur le fameux Fox Engine dont Konami est si fier ! Si il est évident que les joueurs les plus connus ont quasiment des visages photo réalistes, il n’en est pas de même pour les petites équipes ou ces derniers sont absolument innommables… Mention spéciale aux publiques en deux états, les 4 imbéciles en 3D qui font la fête avec vous et les autres en pixels sans expression, niveau rendu global nous sommes très très très (3x) loin de FIFA. Les stades, peu nombreux, sont évidemment logés à la même enseigne avec peu de détails, des saccades lorsqu’on les parcourt en avant match. Avant d’en finir avec les graphismes, notons que la version Xbox One est absolument dégueulasse et mérite qu’on la boycotte tellement Konami se fout scandaleusement des joueurs Microsoft, du 720 p, un aliasing général dérangeant, un publique ENTIÈREMENT pixelisé, des panneaux publicitaires presque illisibles, bref une honte, il est beau le Fox Engine n’est-ce pas ?

Enveloppé c’est gagné !

PES 2015 - Mis à part Cristiano Ronaldo, vous ne devriez pas avoir trop de mal pour mettre le ballon au fond ...

PES 2015 – Mis à part Cristiano Ronaldo, vous ne devriez pas avoir trop de mal pour mettre le ballon au fond …

Manette en main, les premières touches de balle nous rappellent clairement la grande époque de PES, et cela fait beaucoup de bien ! Un feeling qui respire le football une construction en défense et au milieu de terrain qui frise la perfection, bref le tableau aurait pu être parfait si…. L’attaque n’était pas si avantagée… Il faut savoir qu’une fois que vous êtes en position de servir vos attaquants, une simple passe en profondeur vous permet de vous retrouver facilement en situation de danger dans la surface adverse et pire encore il vous suffit 9 fois sur 10 d’envelopper le ballon pour que le gardien ne puisse jamais l’interceptée, aussi mole soit la frappe ou aussi mal soit-elle placée, tout ça pour dire que le portier est plus que jamais ridicule dans cet opus et rappelle la « merveilleuse » (ironie quand tu nous tiens) époque de PES 2008 et le début de la fin. C’est tout à fait dommage, car si ce point avait été contrôlé durant tout le développement, aujourd’hui PES serait en train d’exterminer FIFA sur le terrain, mais comme à son habitude depuis 7 ans Seabass doit toujours faire une faute.

Bien habillé, mais rien en dessous

PES 2015 - L'originalité ? Connais pas.

PES 2015 – L’originalité ? Connais pas.

Quand on arrive sur le menu principal du titre, on s’étonne de sa classe, de sa facilité d’accès et du nombre de choix possibles, sans parler de l’habillage officiel des différentes coupes mondiales, bref c’est du joli, mais cela ne fait pas tout. Souvenez-vous, quel était le GROS point fort de PES pour pallier au manque de licences ? Un éditeur extrêmement complet qui aujourd’hui n’est plus que l’ombre de lui-même. En effet, il est maintenant impossible d’éditer les écussons ou les sponsors afin de réaliser le plus parfaitement possible les vareuses des équipes et fatalement fini de s’envoyer les sauvegardes data pour se les transférer, c’est véritablement un comble. En 2014, et sans éditeur, est-il encore chatoyant de jouer avec le club de London en guise de Chelsea ? Que nenni ! Alors certes, tous les joueurs ont leur nom officiel, mais voir jouer Steven Gerrard au FC Merseyside Red, ça a tout de suite moins de gueule. Les modes habituels sont évidemment de la partie avec la célèbre Master League, le mode Be A Legend ainsi que les différents modes en ligne, pauvres et sans intérêt, comparé à la concurrence. En parlant de concurrence, cette année Konami joue la carte de l’originalité en tentant de copier le fameux FUT de FIFA (Ultimate Team), légendaire mode excessivement pratiqué par les aficionados du titre de EA Sports, et comme tout copieur attrapé c’est un zéro à l’arrivé, l’interface est brouillonne, moche, c’est nul de A à Z.

Carton rouge, expulsion !

Proposer un titre comme celui-là en 2014 est-ce encore acceptable ? Absolument pas ! Le photoréalisme étant de plus en plus l’objectif à atteindre pour un jeu, faire des visages de ce type n’est pas suffisant. A vouloir trop copier, PES s’est fourvoyé et malgré le fait que FIFA ne soit pas terrible cette année il est évident que vous vous sentirez plus envouté par l’ambiance, les chants, les vareuses, le nombre d’équipes, le club pro, le mode Ultimate Team. Et encore bravo Monsieur Konami pour cette délicieuse version Xbox One, je n’ose même pas vous dire ce que je pense de vous. Et comme dirait le toc toc : « Je promets, mais je ne tiens pas, baby ne m’écoutes pas »

Good

  • Un feeling presque parfait...
  • Certains visages photo-réalistes...
  • La présence des grandes compétitions...

Bad

  • ... Hormis les gardiens et les passes en profondeur
  • ... les autres infâmes
  • ... Mais sans toutes les vraies équipes
  • Un mode éditeur honteux
  • Un public horrible
  • Saccades lors des avant-matchs
  • Hideux sur Xbox One
  • Immersif ça en 2014-2015 ?
  • Du copiage et encore du copiage !
  • Online sans intérêt
  • My club= Le FUT du (très) pauvre
  • Les commentateurs dignes d'ISS 64
5.4

Pas Terrible

Graphismes - 4.7
Gameplay - 8.3
Bande son - 3.1
Je ne sais pas quoi mettre en biographie, alors je mets un truxt. Un truxt est plus communément appelé "manque d'inspiration flagrant", il se manifeste souvent accompagné d'une flemme plus ou moins puissante selon l'individu. Si le truxt n'est pas soigné rapidement la flemme peut rester à vie.
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