The Sly Trilogy

PS3

Les rééditions sont souvent la possibilité de retrouver un jeu d’antan à un prix dérisoire, mais lorsqu’on parle de HD Collection qui fait état d’une série complète rééditée, c’est carrément une belle affaire pour le porte-monnaie (Metal Gear Solid HD Collection ou Jak Trilogy en sont des exemples crédibles), alors quand Sucker Punch décide de demander l’aide d’un autre studio, Sanzaru Games pour en faire un portage de sa version PS3 de The Sly Trilogy sur la console portable de Sony, on se demande s’il en vaut vraiment la chandelle et qu’est-ce qui différencie l’œuvre originale de celui remastérisé.

L’idée du profit aurait-il prôné sur l’idée même d’apporter à une console portable un vent nouveau ou est-ce l’inverse ? Tant de questions dans nos têtes et des réponses à donner dans ce test.

Sly Cooper, cambrioleur de nos cœurs

C'est coloré et très cartoon !

C’est coloré et très cartoon !

On se retrouve dans la peau de Sly Cooper, un raton laveur voleur, un héritage qu’il porte fièrement sur ses épaules. Tout au long des trois opus, il ira récupérer des trésors bien secrètement gardés comme le livre de ses ancêtres, le Volus Ratonus aux mains des Cinq Maléfiques, le Clockwerk ou encore le trésor des ancêtres. Pour mener a bien ces diverses opérations, le raton est accompagné par deux de ses plus fidèles acolytes : Bentley, un poil chétif, mais terriblement efficace dès qu’il s’agit de lui confier la tâche de préparer les missions dont hérite Sly, donnez-lui un PC et il fait un malheur. De l’autre côté nous avons Murray, qui est l’atout puissance de la belle équipe. Capable de pulvériser une porte et de vous emmener ou vous voulez, Murray est bien plus qu’une brute, c’est un bel et sympathique hippopotame rose au cœur tendre. Bien sûr, chaque épisode ont leurs lots de méchants, mais, il y en a une qui pourra retenir notre attention, et pour cause, elle apparaît dans les trois volets de la saga. Son nom ? Carmelita Montoya Fox. Sa profession ? Inspecteur. Sa mission première ? Arrêter Sly Cooper, par tous les moyens nécessaires. Mais ce qu’elle n’avoue pas, c’est qu’elle, tout comme Sly d’ailleurs, est secrètement amoureuse du raton laveur. Une poursuite flic-voleur qui n’est pas sans rappeler l’anime Edgar, le détective cambrioleur.

 

La bible du parfait petit voleur ?

Le Thievius Raccoonus, héritage de la famille.

Le Thievius Raccoonus, héritage de la famille.

À la base pensée comme un simple jeu de plateforme dans le premier épisode, ça va vite changer dans les deux autres épisodes de la saga en misant plus sur la furtivité et le vol d’objets — ce qui ne veut pas dire que Sly 1 a un goût amer, loin de la même — afin de débloquer quelques bonus bien utiles comme de nouvelles techniques de saut ou encore de discrétion héritées de la longue lignée des Cooper. Le développeur qui est à la charge de réaliser le portage sur la petite sœur de la PlayStation 3 a su bien exploiter toutes les caractéristiques de celle-ci histoire qu’on ne rate rien au passage. Vous avez besoin de vos jumelles pour voir une chose au loin ? Cliquez sur l’écran. Vous êtes perdu et vous voulez revoir vos objectifs ? Tapez sur la zone tactile arrière. On peut aussi dire que les softs sont assez diversifiant alternant les phases de plateforme, de poursuite, de protections de butins et je pourrais énumérer toutes les possibilités qu’à la trilogie jusqu’à demain. La structure des trois épisodes est la même : à chaque opus, son lot d’épisodes ou vous évoluez comme bon vous semble au travers des villes proposées, vous pourrez également débuter des missions au loisir de vos envies. Le jeu est loin d’être linéaire en somme.

 

Un beau tableau de maître

S’il faut reconnaître une chose, c’est que c’est super beau, cela est dû à la patte graphique utilisée sur les différents titres, le Cel Shading. Ce procédé très peu courant lors de la version originale, permet en effet de donner aux personnages des rendus « cartoonesque » et assez lisses. Nous avons parfois l’impression de nous retrouver au milieu d’une BD avec ces couleurs chatoyantes, c’est assez agréable de s’y promener dans les différentes villes que nous propose le titre. Du Paris de Sly aux endroits romantiques comme Venise, tout est haut en couleur.

 

Le coup du siècle était presque parfait…

L'aliasing, ça pue la ...

L’aliasing, ça pue la …

Évidemment, un coup réussi n’est qu’une succession de bons embranchements. Hélas, on peut déplorer plusieurs choses dans cette version Vita : la première et de taille, il n’y a pas trois, mais deux jeux dans la cartouche. En effet, s’il ne faut pas s’inquiéter d’avoir les deux premiers opus sur la cartouche, en revanche pour le troisième épisode, c’est purement et simplement un code à devoir télécharger et donc obligatoirement avoir un espace de stockage équivalent à 2,6 Go très précisément qui nécessite une carte mémoire de 4 Go ou plus pour pouvoir le faire fonctionner. Handicapant. Le deuxième élément constaté est la compression des cinématiques : la baisse de qualité est assez nette, très dérangeante alors qu’on sait pertinemment qu’on a en main une console portable digne d’afficher des images plus que correctes. Plus de places pour des cinématiques en bonne qualité en sachant que le troisième épisode est à télécharger ? Suspicieux. Enfin, la dernière fait état de la pauvreté de l’interface des différents jeux, bien qu’intuitive, elle mérite un coup de fraîcheur, ça n’aurait pas fait de mal, bien au contraire.

 

… mais finalement, le butin est satisfaisant pour The Sly Trilogy

Rien n´est trop sombre, rien n´est trop sûr, je ne suis qu´ombre, je me fais mur.

Rien n´est trop sombre, rien n´est trop sûr, je ne suis qu´ombre, je me fais mur.

Au-delà de ça, on peut aussi dire que les titres possèdent une très bonne durée de vie, comptez entre 30 et 40 heures de jeux pour finir le mode histoire des différents titres et comptez le double pour débloquer le tout et faire les 100 %. Autre chose, même si la bande-son n’a jusqu’alors pas été évoquée, elle est assez bonne malgré les compressions ressenties sur la plupart de ces sons. Malgré tout, on peut féliciter le développeur Sanzaru Games qui a su reconstituer l’œuvre originale tout en l’adaptant sur portable, l’aisance d’utilisation et la simplicité fait recette. En terme de réjouissance, on peut aussi évoquer le cross-buy puisque le titre permet, si vous avez acheté la version PS3 en dématérialisé de The Sly Trilogy de pouvoir le refaire sur console portable sans débourser un kopek. Enfin et pour conclure, si vous aimez le jeu de plateforme et que par-dessus tout, vous aimez l’histoire riche du célébrissime raton-laveur un peu voleur du jeu vidéo, n’attendez plus, ce jeu est sans doute fait pour vous.

Good

  • Trois jeux pour le prix d’un
  • Bonne durée de vie
  • Un scénario prenant
  • Le cross-buy
  • la bande-son fait du bon boulot

Bad

  • Cinématiques trop compressées qui pixelisent
  • L’interface assez sommaire
  • Troisième jeu à télécharger ... pas super pratique !
6.9

Sympa Sans Plus

Graphismes - 6.7
Gameplay - 7.2
Bande son - 6.8
Scénario - 7
Je pense qu'il existe un sens artistique inhérent entre les cookies et le jeu vidéo, permettant de démontrer que les pingouins roux d'Afrique ne se révèlent pas seulement de nature belliqueuse aux licornes, et que ... Non en fait je m'en fout, j'achète tous les Call of, je rage sur LoL et je me moque des moutons qui achètent Apple. - envoyé de mon Iphone 6 -
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