Ultimaker 2+ – Avis

Ultimaker 2+

Ultimaker 2+ – Avis


Tout d’abord nous aimerions remercier Ultimaker France et la société Trideus pour nous avoir fourni l’imprimante 3D Ultimaker 2+ afin d’écrire ce test, sans eux vous ne liriez pas ces lignes !

On démarre donc cette nouvelle année sur les chapeaux de roues avec cette nouvelle section. Les imprimantes 3D sont incontestablement en pleine montée de succès, cependant leur tarif varie énormément, et la qualité se paie cher, très cher. Pour une imprimante telle que celle-ci, comptez plus de 2000 euros, ce qui n’est vraiment pas à la portée de toutes les bourses !

Mais nous verrons ensemble qu’il y a une raison à cela. En effet, elle n’est clairement pas destinée à un public néophyte en la matière. Si vous désirez brancher votre imprimante et imprimer vos modèles téléchargés sur internet sans problème, passez votre chemin et dirigez-vous vers une imprimante 3D plus « bas de gamme ». Il ne sert à rien de perdre vos implants capillaires en prime de l’explosion de votre compte en banque.

Afin que ce test ne soit ni ennuyeux, ni incomplet, nous resterons dans une approche assez simpliste de la machine, tout en parcourant les points nécessaires à connaitre. C’est parti pour mon avis sur Ultimaker 2+ !

Le design

Sobre et élégante, la Ultimaker 2+ arbore un look futuriste, et ultra compacte !
En effet, elle se placera aisément sur une petite table basse de chez Ikéa, ou sur un bureau assez large du haut de ses 35 x 35 x 40 cm. La bobine se place à l’arrière de la machine, vous n’aurez cependant qu’un seul slot de disponible. Donc si vous comptez opter pour l’option supplémentaire de la double extrudeuse par après, il faudra un support externe.

Grâce à la luminosité intérieure LED, étant réglable via l’interface, il vous sera aisément possible de la mettre dans votre salon, à condition de supporter le bruit de l’impression évidemment. Ce qui peut vite devenir agaçant…

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Bruit et consommation

En terme de bruit, étant habitué à un vieux rafiot chinois de chez Aliexpress, je n’ai fatalement pas été déçu. La Ultimaker 2+ reste bruyante et nécessite d’être mise un peu à l’écart de la pièce de vie en cas d’utilisation intensive. Mais la société a quand même été à l’écoute des utilisateurs, et a donc optimisé au mieux les ventilateurs afin qu’ils soient pratiquement imperceptible. Si vous avez une tour PC, ou un portable sur vos genoux, le bruit sera très semblable. Pas de panique donc !
Le seul bruit dérangeant étant le changement de direction pris par l’extrudeuse, marqué par un « BIP », qui peut se répéter très souvent … Et donc légèrement agaçant. Mais encore une fois, si vous comptez vous en servir intensivement, elle aura clairement sa place dans votre bureau, et non dans le salon.

Au niveau consommation de l’imprimante Ultimaker 2+, on est sur du 75-80 W en impression (cela dépend de vos paramètres de luminosité, et de la chaleur du plateau), et entre 10 et 15 W en veille.

Impression

Nous voici au cœur du sujet ! Comme dirait l’expression « C’est ici que les romains s’empoignèrent » ! En effet, si vous pensiez imprimer bien sagement vos modèles les plus fous avec une facilité déconcertante, vous vous trompez bien lourdement …

  • L’ABS : cette matière étant dans les trois programmées de base dans l’imprimante, il est naturel de penser que l’imprimante gère cette dernière comme il faut. Naïf que je suis, les soucis récurrents liés à la matière sont tous présents : décollement du plateau (même recouvert de colle ou de blue-tape), warping, … C’est vraiment le point noir de ce test, et l’ABS aura eu mes cheveux. J’ai tout tenté, rien n’y fait !J’ai tenté de disposer de la colle sur le plateau, diminuer la température de celui-ci, d’invoquer l’âme de Mc Gyver afin qu’il m’aide, mis du blue-tape … La matière n’accroche pas. PIRE ! La matière accroche au début avec la méthode du blue-tape, mais sur un test de 20 heures d’impression, le modèle se décolle après 18 ce qui foire totalement toutes les heures passées … A n’utiliser que sur de très petites pièces donc, et vraiment si la solidité de la matière est nécessaire, sinon à éviter comme la peste !
  • Le PLA blanc : votre sauveur ! Le messie directement descendu des cieux pour sauver vos cheveux. Après le test infructueux de l’ABS, cette matière fut un pur régal. Aucun soucis de warping, pas besoin de chauffe du plateau (à vos risques et périls si vous le chauffez à plus de 30 degrés, le décollement et warping peuvent se manifester), inodore par rapport à l’ABS assez nocif et odorant, testé sur une durée de plus de 25 heures d’impression sans aucun problème, bref, du pur bonheur ! C’est vraiment LA matière à utiliser sans hésitation !
  • Le PLA noir : il sauvera vos cheveux par rapport à l’ABS, ça c’est certain ! Cependant par rapport à son confrère le PLA blanc, les soucis de décollage et warping interviendront plus rapidement, et ce, même avec le plateau à froid … A surveiller, et évitez les longues impressions. Privilégiez le blanc sauf si c’est vraiment nécessaire.
Le PLA noir, facile d'utilisation mais très brillant !

Le PLA noir, facile d’utilisation mais très brillant !

Il est important de noter que même avec le PLA, la vitre ne suffit pas pour imprimer. Afin de parer à tout souci, il vous faudra du blue-tape ! Ce collant magique (personnellement j’ai utilisé la marque Tesa) ne laisse aucune trace sur votre vitre, et votre modèle ne bougera pas d’un pouce.

Saluez Sir de Bluetape, votre et véritable ami, Sauveur de vos cheveux, et Prince du plateau d'impression !

Saluez Sir de Bluetape, votre et véritable ami, Sauveur de vos cheveux, et Prince du plateau d’impression !

Sans lui, il y a de forte chance pour que votre modèle bouge sur de longues impressions… Mais cela ne vient pas de la machine en elle-même, c’est un problème très fréquent des imprimantes 3D. Personnellement je pense qu’une solution doit être trouvée afin d’éviter d’imprimer sur verre, celui-ci ne m’a encore jamais convaincu, quelle que soit l’imprimante, quelle que soit sa gamme de prix et de performances …

Concernant l’interface d’impression du Ultimaker 2+, elle se fera via une petite molette et un écran LED de façon classique, pas très ergonomique mais cela reste simple et efficace. La carte SD est privilégiée, plutôt que d’imprimer via câble USB, et ce pour plusieurs raisons. Premièrement pas besoin de s’encombrer du pc près de l’imprimante, de laisser celui-ci tourner inutilement faisant grimper votre consommation, ni de le monopoliser spécialement pour ça. L’enregistrement sur carte SD est très efficace.

Conclusion

L’imprimante Ultimaker 2+ tient ses promesses, c’est un fait !
Malgré le problème lié à la matière que j’ai pu observer (ndlr : l’ABS), le volume d’impression est agréable, la machine ne prends pas de place et les ventilateurs sont silencieux.
Le changement de buse est aisé, pour les impressions plus fines en 0.15, il est fortement recommandé d’utiliser une autre buse afin de limiter la vue des couches.

A noter que son tarif pourrait rebuter les bourses les plus fragiles …

Le seul reproche que je pourrais faire, mais c’est un problème lié au logiciel Cura, c’est au niveau des supports. La technique n’est vraiment pas encore au point que pour n’avoir aucun boulot post-production. Ils s’accrochent encore beaucoup trop au modèle, et ce même avec les réglages adaptés, et pour ceux demandant un niveau de détail élevé, c’est simplement une plaie  … La rédaction se réjouit de pouvoir tester les supports solubles, afin de voir si ce problème disparaîtra.

Les plus et les moins

En plus de la conclusion, voici quelques points positifs et négatifs concernant l’Ultimaker 2+ :

Les +

  • Design élégant et high-tech
  • Ne prends pas de place !
  • Volume d’impression convenable
  • Ventilateurs au top
  • Lecteur de cartes SD
  • Impressions propres

Les –

  • N’est clairement pas destinée aux néophytes
  • Invoquer l’âme de Mc Gyver n’est pas à la portée de tous (il vous faudra vous débrouiller pour bien la paramétrer, et l’utilisation de Bluetape obligatoire …)
  • La prise en charge de l’ABS n’est pas du tout au point
  • Pas de réglage automatique du plateau
  • Prix vraiment élevé …

Notes

🏆 Bonne Machine !

Ergonomie ☆☆☆☆☆

Bruit et consommation ☆☆☆☆☆

Résultats d’impression ☆☆☆☆

Rapport Qualité/Prix ☆☆☆☆☆


Site Officiel d’Ultimaker

Je pense qu'il existe un sens artistique inhérent entre les cookies et le jeu vidéo, permettant de démontrer que les pingouins roux d'Afrique ne se révèlent pas seulement de nature belliqueuse aux licornes, et que ... Non en fait je m'en fout, j'achète tous les Call of, je rage sur LoL et je me moque des moutons qui achètent Apple. - envoyé de mon Iphone 6 -

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