Tu sais, il y a des jeux qu’on attend comme on attend un rendez-vous important. Chaque trailer, chaque image, chaque nouvelle info, c’est un peu comme une promesse. Pendant très longtemps, j’ai regardé Lost Soul Aside évoluer, grandir, se transformer d’un projet amateur en un jeu censé rivaliser avec les grands. Et quand enfin tu lances la partie, il y a ce mélange d’excitation et de crainte : est-ce que ça valait vraiment toutes ces années d’attente ? Est-ce que la magie est toujours là ? Ou bien est-ce que le rêve s’écrase sous le poids de ses propres ambitions ?
Voilà exactement ce que j’ai ressenti en posant mes mains sur Lost Soul Aside. Et crois-moi, le voyage est tout sauf simple à résumer.
Gameplay – La force du jeu
On ne va pas tourner autour du pot. En effet, si tu lances Lost Soul Aside, c’est pour son gameplay. Et sur ce point, on est face à un titre qui en impose. Le système de combat s’inspire des plus grands, et il l’assume. Tu sens clairement l’ombre de Devil May Cry, mais aussi des créations de PlatinumGames comme Bayonetta ou Nier Automata. Ce que ça donne manette en main ? Des affrontements rapides, nerveux, où chaque seconde compte. Tu enchaînes les attaques dans un ballet fluide, tu jongles entre combos aériens et frappes au sol, et tu ressens cette montée d’adrénaline propre aux jeux d’action bien pensés. Les animations sont stylées, les coups s’enchaînent avec classe, et tu as vraiment l’impression d’incarner un héros agile et puissant. Mais ce n’est pas tout. Le cœur du système repose sur deux mécaniques, l’esquive et la parade. Ici, pas question de spammer les touches. Chaque mouvement demande du timing. Chaque erreur est punie. C’est exigeant, parfois frustrant, mais tellement gratifiant quand tu réussis une parade parfaite.

Les boss
Les boss, en particulier, sont conçus comme de véritables tests de patience et de précision. Tu apprends leurs patterns, tu recommences, tu échoues, tu reviens, et quand enfin tu triomphes, le sentiment de satisfaction est énorme. Côté variété, le jeu surprend. Les armes apportent chacune leur style et permettent d’adapter ton approche. Tu peux privilégier la vitesse, la puissance, ou un équilibre entre les deux. Et les ennemis classiques, eux, deviennent des terrains de jeu parfaits pour enchaîner des combos de plus en plus fous. Mais attention, tout n’est pas parfait. Certains coups manquent de poids. Parfois, une attaque qui devrait faire trembler l’écran semble étrangement légère. Les animations peuvent paraître flottantes, et ça casse un peu le plaisir. De plus, face aux boss, la mécanique d’armure à briser ralentit le rythme. Tu passes plusieurs minutes à grignoter une barre avant de vraiment pouvoir t’exprimer, et c’est dommage. En résumé – Lost Soul Aside offre un gameplay solide, profond et exigeant. Mais il pêche parfois par manque de finition et de lisibilité.

Graphismes – Entre prouesse et limites
Graphiquement, Lost Soul Aside est un jeu paradoxal. Quand tu lances une attaque spéciale et que l’écran explose de couleurs et de particules, tu es bluffé. Les effets visuels claquent, les boss impressionnent, et certains panoramas sont vraiment spectaculaires. Tu sens que les développeurs ont voulu frapper fort sur le plan artistique. Mais dès que tu regardes de plus près, les défauts sautent aux yeux. Les personnages manquent de vie. Leurs visages sont figés, presque sans expression. Tu as parfois l’impression de regarder des mannequins de cire parler. Et ça, dans un jeu censé te plonger dans une aventure épique, ça fait tâche. Les environnements, eux, oscillent entre le joli et le banal. Certains décors donnent l’impression d’être des zones vides, comme si elles servaient juste de couloirs pour aller d’un combat à l’autre. On est loin de l’immersion d’un monde travaillé comme dans un Final Fantasy ou un Elden Ring. Et puis il y a la technique. En combat, le jeu tourne bien. Mais en exploration, tu sens des chutes de framerate étranges, même sur PS5. Comme si le jeu n’était pas complètement optimisé. Résultat, tu passes d’un affrontement fluide et jouissif à une phase d’exploration où tout semble plus lourd.

Bande son – Des sommets et des creux
La bande-son de Lost Soul Aside est un vrai plaisir pour les oreilles. Les musiques de combat sont épiques, variées, et savent te motiver. Quand tu affrontes un boss et qu’un thème puissant se lance, tu ressens vraiment cette montée dramatique. C’est le genre de musique qui te donne envie de continuer, encore et encore. Mais, encore une fois, l’exécution pêche. Le mixage audio est bancal. Tu passes d’une scène à l’autre et la musique s’arrête brusquement. Tu te trouves dans un moment fort, et soudain, tout se coupe. Même certains effets sonores semblent tronqués. Tu entends une attaque, mais le bruit s’arrête avant même que l’animation finisse. Ça donne un côté inachevé, comme si les détails manquaient de peaufinage.

Scénario – La faiblesse assumée
Si je devais résumer le scénario en un mot « cliché ». Tu incarnes Kaser, un héros sans grande personnalité, accompagné de son dragon spirituel bavard. Ensemble, vous affrontez un empire oppressif, des rebelles sans relief, et une menace ancienne revenue après mille ans. Ça te rappelle quelque chose ? Normal – c’est du déjà-vu. Le problème, ce n’est pas seulement que l’histoire soit générique. C’est qu’elle est racontée sans finesse. Les personnages sont plats, les dialogues n’ont aucun impact, et l’univers est à peine expliqué. On te balance des noms compliqués sans prendre le temps de développer le lore. Résultat, tu ne t’attaches ni aux héros, ni au monde. Et pourtant, le jeu insiste. Il te force à marcher lentement pour écouter des conversations. Il te demande de t’arrêter pour parler à des personnages secondaires sans intérêt. Comme si quelqu’un avait décidé qu’un jeu moderne devait absolument inclure ce genre de séquences, même si ça n’apporte rien.

Conclusion – Un jeu à moitié réussi
Alors, Lost Soul Aside, verdict ? C’est un jeu qui m’a fait vibrer en combat. J’ai adoré ses mécaniques exigeantes, ses boss impressionnants, et sa liberté d’expression dans les combos. C’est clairement le cœur de l’expérience, et c’est là qu’il réussit. Mais à côté de ça, tout ce qui entoure le gameplay déçoit. Les graphismes manquent de polish, la bande-son manque de justesse, et le scénario est tout simplement oubliable. Tu sens que le jeu a gardé ses origines d’indie, malgré son habillage de AAA vendu à prix fort. Si tu es un passionné de jeux d’action, fonce, tu trouveras ton compte. Mais si tu attends une aventure complète, avec une narration forte et une finition impeccable, tu risques de rester sur ta faim. Un bon jeu d’action, mais pas le chef-d’œuvre qu’on espérait.
Résumé
Les +
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Gameplay
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Combos
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Boss
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Liberté
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Dynamique
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Bande-son
Les –
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Scénario
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Personnages
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Graphismes
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Finitions
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Performances
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Mixage