Nous sommes fiers de vous dévoiler nos premières impressions sur Cronos Lazarus ! Le DLC d’envergure de Cronos: The New Dawn signé Bloober Team. Notre privilège d’avoir été conviés à une session hands-on de 45 minutes à la Gamescom 2026 avec Terry nous a permis de plonger dans cet univers en avant-première. Accrochez vos ceintures, sortez le Gladius et téléportez-vous dans nos impressions : ça tabasse sévèrement.

Vous l’avez peut-être remarqué si vous suivez la licence : Cronos Lazarus ne fait plus dans la dentelle. Exit le couteau de boucher timide du jeu de base, bonjour le Gladius, les armes à feu qui crachent du plomb et la téléportation en mode « j’étais là, et maintenant je suis derrière toi ». Dans ce DLC, vous incarnez de nouveau le « Gardien » (ex-éclaireur). Plus expérimenté, mieux équipé et confronté à un antagoniste persistant absolument flippant : The Tracker. Le titre sortira cet automne 2026 sur PC, PS5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2.

Le Gladius : quand un DLC vous transforme en gladiateur de l’apocalypse

On ne va pas se le cacher : la première chose qui frappe dans Cronos Lazarus, c’est le feeling de combat. Le Gladius remplace le couteau un peu mou du jeu de base par une lame qui découpe avec une brutalité franchement jouissive. Là où Cronos: The New Dawn vous faisait jouer au chat effrayé, le DLC vous met entre les mains un arsenal qui transforme le chat en tigre du Bengale sous stéroïdes.

Le corps-à-corps permet d’enchaîner frappes légères et coups chargés avec une fluidité qu’on n’attendait pas forcément de Bloober Team. On sent que l’équipe a bossé : le timing des parades et des esquives reste crucial, les retours haptiques claquent à chaque impact et les effets de particules envoient du lourd à l’écran. Ajoutez à ça un pistolet automatique à balles perçantes qui installe l’aération dans la cage thoracique des ennemis et un fusil à pompe qui dévaste sévèrement, et vous obtenez un cocktail d’action-horreur qui donne envie d’en découdre plutôt que de se planquer.

Téléportation et clones : le Gardien n’est plus un simple proie

Si le Gladius constitue le muscle du DLC, les nouvelles mécaniques de survie en sont clairement le cerveau. La téléportation courte portée est une petite merveille de game design : un dash instantané sur quelques mètres qui vous permet de vous repositionner en un éclair, que ce soit pour esquiver une attaque du Tracker ou pour prendre l’avantage tactique sur un groupe d’ennemis. Son temps de recharge est suffisamment bien calibré pour encourager une utilisation stratégique plutôt qu’un spam abusif, un peu à la manière d’un Bravely Default où chaque action compte.

Et puis il y a les leurres. Le clone holographique crée une copie éphémère du Gardien qui attire l’attention des adversaires pendant que le camouflage optique vous rend temporairement invisible. Lors de notre session, on a utilisé un clone pour détourner l’attention du Tracker pendant quelques secondes de pure tension, et ça a fonctionné. Ce jeu de chat et de souris entre leurres, téléportation et combats directs ajoute une couche de décision vraiment appréciable. On ne bourrine plus bêtement : on réfléchit, on anticipe, on ruse.

The Tracker : il court, il court, le furet cauchemardesque

Le Tracker, c’est un peu comme votre ex toxique qui refuse de lâcher l’affaire : il est toujours là, il sait où vous êtes, et il ne compte pas partir. Cet antagoniste persistant alterne entre des phases de poursuite scriptée et des moments où il semble s’adapter à vos mouvements en temps réel. On n’a pas pu déterminer définitivement s’il s’agit d’une IA purement réactive ou d’un savant mélange de séquences préétablies et d’adaptation. Mais franchement ? On s’en fiche un peu, parce que le résultat est redoutablement efficace.

Sa présence constante crée une tension palpable qui oblige à rester en mouvement. Ses attaques sont variées, combinant distance et corps-à-corps, et chaque confrontation exige une réponse différente : esquive, parade, contre-attaque ou carrément la fuite grâce à la téléportation. Le sentiment d’être traqué par cette menace implacable reste l’un des points forts de la démo. Du Alien: Isolation sauce Bloober, en somme.

Unreal Engine 5 : Bloober Team ne fait pas semblant

Soyons honnêtes : ce n’est pas toujours simple d’exploiter correctement l’Unreal Engine 5. Beaucoup de studios s’y sont cassé les dents ces dernières années. Mais Bloober Team semble avoir trouvé la recette. Les effets de lumière sont détaillés, les textures de qualité et l’ambiance visuelle plonge dans une atmosphère sombre et cohérente qui réussit son mélange d’horreur et d’action.

Le mixage sonore, bien que perfectible selon l’équipe elle-même (ce qui est plutôt bon signe niveau autocritique), présente une base solide qui devrait s’améliorer d’ici la version finale. Les temps de chargement étaient raisonnables pour une build de prévisualisation, sans pop-in excessif ni artefacts graphiques majeurs. Quant au portage Switch 2 mentionné dans le brief, on n’a pas pu tester cette version spécifique, mais les développeurs ont exprimé leur confiance dans l’optimisation pour la nouvelle console Nintendo. À suivre…

Ce qui nous a laissé sur notre faim : les mystères que la démo garde sous le tapis

Avec seulement 15 minutes de démo jouable sur notre session de 45 minutes, forcément, il reste des zones d’ombre. La durée de vie du DLC complet ? Mystère. Un mode défi, des missions secondaires, une histoire étendue ? Aucune réponse pour l’instant. On n’a fait qu’effleurer le système de progression et les éventuels arbres de compétences associés au Gladius et aux nouvelles mécaniques. La question se pose aussi pour l’équilibrage global : les combats étaient intenses et gratifiants dans la démo, mais tiendront-ils sur la longueur d’un DLC complet ?

Et puis il y a l’éléphant dans la pièce : est-ce que ce DLC nécessite d’avoir terminé l’histoire principale de Cronos: The New Dawn ? Et représente-t-il la fin définitive de l’univers Cronos ? Lors de notre échange avec les représentants de Bloober Team, on n’a pas obtenu de réponses définitives. La lisibilité des patterns d’attaque du Tracker, bien que bonne dans la démo, devra aussi être confirmée face à un bestiaire plus diversifié. Bref, il y a encore du pain sur la planche, et c’est peut-être la meilleure nouvelle : ça nous donne une irrépressible envie de mettre les mains sur la version complète.

Notre verdict Gamescom : on en redemande, mais pas aveuglément

Cronos Lazarus nous a réellement impressionnés lors de notre session. Le Gladius offre un feeling de combat au corps-à-corps brutal et gratifiant, les combos permettent une certaine créativité dans l’approche des affrontements et le système d’invocation de leurres couplé à la téléportation ajoutent une couche de stratégie qu’on a adoré explorer. Le gameplay est intuitif, la réalisation de haut vol et une fois les mécaniques assimilées, tout s’enchaîne naturellement. Cette agréable sensation de maîtrise qui donne envie de recommencer chaque affrontement en optimisant sa stratégie.

Le défi demande de la réflexion et de l’adaptation : on a dû apprendre à combiner Gladius, téléportation et leurres pour survivre face au Tracker. Pas de bourrin qui tient, pas de rush la tête la première. Il faut élaborer de véritables tactiques. Et ça fait du bien.

Reste à savoir si le pari de Bloober Team à accélérer drastiquement le rythme tout en conservant l’essence de Cronos: The New Dawn tiendra ses promesses sur la durée. En l’état, l’optimisme est justifié mais mesuré. Un peu comme quand on reçoit une bande-annonce qui déchire et qu’on croise les doigts pour que le film soit aussi bon. Verdict final à la sortie. En attendant, on garde le Gladius bien aiguisé.