Entre nous, je n’avais pas pris une dose de grand n’importe quoi aussi pure depuis le tout premier Goat Simulator. Te propulser en tondeuse à gazon volante pour aller tataner un dragon en slip, c’est exactement le genre de thérapie dont j’avais besoin.
Raging Bill vient tout juste de débarquer sur PC pour retourner le cerveau des amateurs de bacs à sable complètement siphonnés. Développé en solo pendant quatre ans par le studio indépendant Artpunk Studio, ce projet sous Unreal Engine 5 assume son statut de délire total. Tu te retrouves sur une île privée immense de 5 km² à contrôler un milliardaire, ancien champion de MMA, bien décidé à savourer sa retraite. Manque de bol, sa tranquillité explose en plein vol le jour même de son arrivée à cause d’événements lunaires. Raging Bill t’embarque dans un nettoyage de printemps ultra-violent où tu vas devoir exterminer des aliens, des fêtards et des morts-vivants.
Un gameplay basé sur la physique et l’absurde
Entrons directement dans le vif du sujet avec les mécaniques de combat et d’exploration de ce jeu d’action déjanté. La boucle principale repose intégralement sur un moteur physique gérant le ragdoll de manière totalement imprévisible et hilarante. Tu maîtrises le kung-fu à la perfection, mais le plus drôle consiste à attraper tout ce qui traîne sur les plages pour le balancer sur tes cibles. Qu’il s’agisse de simples noix de coco, de ballons ou de bombes explosives, le titre t’encourage à multiplier les réactions en chaîne. Par conséquent, Raging Bill offre un gameplay émergent très fun où le moindre faux pas se transforme en un festival de cascades ratées.
Pour te déplacer rapidement à travers la carte, le développeur a mis à ta disposition une panoplie de véhicules et d’accessoires improbables. Tu peux alterner à la volée entre un véritable hoverboard, un jetpack capricieux, des tyroliennes ou même une tondeuse à gazon boostée au nitro. C’est un pur régal de parcourir les zones en combinant ces outils pour relever les nombreux défis de parkour dissimulés. Les coffres secrets regorgent également de chapeaux ridicules et de munitions pour tes armes loufoques comme le pistolet à plasma ou le blaster en plastique. C’est pourquoi Raging Bill s’impose comme un formidable défouloir numérique pour quiconque aime briser les lois de la gravité.

Des lacunes
Cependant, cette liberté totale s’accompagne inévitablement de quelques lacunes techniques assez visibles manette en main. La précision lors des phases de tir et des combats au corps à corps s’avère parfois très brouillonne à cause de cette rigidité liée à la physique. De plus, l’optimisation PC globale reste Perfectible à sa sortie, demandant une grosse configuration pour tourner de façon fluide sans chutes de framerate. Certains joueurs pourront aussi pester devant le côté répétitif des objectifs de la liste « TODO » après quelques heures d’exploration intensive. Le titre manque parfois d’un soupçon de polish pour transformer ses excellentes idées en mécaniques de jeu parfaites.

Des graphismes sous Unreal Engine 5 surprenants
Visuellement, l’utilisation du moteur d’Epic Games permet de souffler constamment le chaud et le froid sur nos moniteurs. D’un côté, le rendu de l’île est techniquement impressionnant avec sa météo dynamique, son volcan crachant de la lave et ses montagnes enneigées. De plus, le titre intègre de chouettes fonctionnalités visuelles originales à l’instar d’un mode de vue bodycam ultra-immersif et réaliste. D’un autre côté, les modélisations des ennemis et les textures conservent un aspect cartoon très volontaire qui tranche radicalement avec les décors. Néanmoins, cet aspect visuel bigarré participe grandement au charme nanar assumé de cette production indépendante.

Une bande son rythmée mais un peu limitée
Dans les oreilles, la partie sonore souffle elle aussi le chaud et le froid de manière assez surprenante. D’une part, l’ambiance musicale globale se compose de morceaux originaux produits par le célèbre DJ Muttonheads, ce qui apporte une super énergie électro aux combats. D’autre part, plusieurs joueurs regrettent déjà l’absence de la musique rythmée du trailer officiel durant l’exploration en monde ouvert. Tu te retrouves souvent à errer sur l’île avec une simple musique d’ambiance hawaïenne en fond sonore un peu trop calme. Heureusement, tomber sur un ennemi équipé d’un boombox permet de relancer instantanément les watts dans ton casque.

Un scénario prétexte aux clins d’œil pop-culture
Ne cherche pas de grands enjeux dramatiques ici, l’histoire sert uniquement de prétexte à un enchaînement ininterrompu de gags visuels. Le récit tient sur un ticket de caisse et se résume à la colère noire de Bill face à l’invasion de son île paradisiaque. Néanmoins, l’intérêt principal réside dans la tonne d’Easter eggs cachés aux quatre coins de la carte par le créateur. C’est une véritable lettre d’amour à la Pop Culture des années 80 et 90 qui te décrochera forcément des sourires. Tu passeras ton temps à collecter 24 magazines fictifs à l’effigie de ton héros pour débloquer le lore.

Conclusion
Au final, cette expérience en monde ouvert est une excellente surprise si tu cherches un divertissement stupide et jubilatoire à faire en solo. C’est un projet généreux, blindé de secrets absurdes et de mécaniques amusantes qui brille particulièrement lors des sessions de jeu courtes. On espère simplement que les prochains patchs viendront corriger les soucis de performances pour rendre la fête encore plus folle sur nos ordinateurs. Si tu as aimé l’esprit destructeur de la chèvre la plus célèbre du jeu vidéo, tu vas adorer Bill.
Résumé
Les + :
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Liberté
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Ragdoll
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Absurde
-
Fun
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Véhicules
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Secrets
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Défouloir
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Graphismes
Les – :
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Optimisation
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Imprécision
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Répétitivité
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Brouillon
-
Bugs
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Rigidité



