Depuis son déploiement initial, la Nintendo Switch 2 attendait de consolider son catalogue avec un grand jeu de survie en monde ouvert. Avec l’arrivée de Smalland: Survive the Wilds, porté par Maximum Entertainment le 14 mai 2026, la promesse est alléchante : survivre dans un monde gigantesque, mais à l’échelle d’un insecte. Derrière cette ambition vertigineuse et son prix attractif de 35 euros, le titre parvient-il à s’imposer comme un incontournable de la nouvelle console de Nintendo, ou se prend-il les pieds dans ses propres toiles d’araignées techniques ?
Un monde gigantesque pour de minuscules héros
Dans Smalland: Survive the Wilds, l’humanité telle que nous la connaissons n’est plus. Le joueur incarne un Hominis, un être humanoïde plus petit qu’une coccinelle, contraint d’émerger des profondeurs souterraines pour reconquérir la surface. Ce postulat de départ offre une direction artistique rafraîchissante où le moindre brin d’herbe devient un arbre majestueux et où un simple bac à sable abandonné prend des allures de désert impitoyable.
Le cœur du jeu repose sur une boucle de gameplay classique mêlant exploration, artisanat (crafting) et accomplissement de quêtes. Guidé par divers PNJ disséminés sur la carte, le joueur est invité à explorer des zones vierges pour récolter des ressources inédites et affronter des boss redoutables. Si la narration reste globalement en retrait, l’envie de découvrir le biome suivant suffit souvent à relancer l’intérêt de la session de jeu.
Des mécaniques de survie exigeantes mais gratifiantes
Survivre à l’état microscopique n’est pas une mince affaire. Le titre intègre de nombreuses jauges vitales qu’il faut surveiller avec la plus grande attention :
- L’endurance : Cruciale pour courir, esquiver ou frapper. Attention aux points d’eau, car les Hominis ne savent pas nager et s’y noieront si la jauge se vide.
- La satiété : Un ventre plein permet de régénérer passivement sa santé. À l’inverse, la faim divise vos points de vie par deux.
- La température corporelle : Le jeu propose une météo dynamique. Il faudra concevoir des vêtements chauds ou préparer des plats spécifiques pour éviter l’hypothermie mortelle lors des tempêtes.
Le système de combat et l’artisanat
L’arsenal est complet, de la hache brutale pour le corps-à-corps à l’arc pour les approches furtives. Chaque affrontement contre la faune locale (fourmis, veuves noires, oiseaux colossaux) exige du doigté. En terrassant ces créatures, vous obtiendrez les matériaux nécessaires pour construire votre base.
L’excellente idée des développeurs réside dans les « camps perchés ». Ces zones sûres, situées au sommet des arbres, permettent de bâtir sa maison à l’abri des prédateurs. Mieux encore : votre base entière se téléporte avec vous si vous revendiquez un nouvel arbre, supprimant ainsi la frustration de devoir tout reconstruire après un long voyage.
L’atout majeur : dompter la nature
Le bestiaire de Smalland ne sert pas qu’à vous terroriser. En éliminant certains ennemis, vous aurez la chance d’obtenir des œufs. Une fois ramenés à la base et défendus lors d’une phase d’incubation sous tension, ces œufs éclosent pour vous offrir des familiers.
Ces compagnons, soumis à une limite d’équipe de 100 points (selon la taille de l’animal), bouleversent totalement l’aventure. Ils combattent à vos côtés, vous réchauffent, et peuvent surtout servir de montures terrestres ou volantes. Explorer la carte à dos de frelon est un pur bonheur qui accélère considérablement les déplacements !
Bilan Technique sur Nintendo Switch 2 : Entre fluidité et maladresses
Il est temps d’aborder l’aspect technique de ce portage sur la Nintendo Switch 2.
Les bons points : Le jeu réussit l’exploit de faire tourner cette carte immense de manière étonnamment fluide. Malgré un inévitable compromis graphique (textures moins fines que sur les consoles concurrentes), l’immersion reste totale et la direction artistique compense largement ces concessions.
Les zones d’ombre : L’expérience est cependant entachée par plusieurs défauts notables :
- Ergonomie et maniabilité : Le titre n’a clairement pas été pensé à 100 % pour la manette. Il faut parfois plusieurs heures pour mémoriser les commandes, et certains raccourcis se superposent maladroitement (comme l’ouverture du menu de construction en plein vol plané).
- Intelligence Artificielle limitée : Les ennemis sont restreints à des zones délimitées par des murs invisibles. Il est trop facile d’abuser de cette limite pour les vaincre sans risque. Vos propres montures peuvent aussi se coincer dans les décors.
- Bugs et conception : L’absence de déplacement rapide oblige à d’innombrables allers-retours, gonflant la durée de vie de façon artificielle. De plus, quelques bugs de textures et un pic de difficulté très brutal en milieu de partie viennent ternir le tableau.
Faut-il craquer pour Smalland sur Switch 2 ?
Smalland: Survive the Wilds est un jeu généreux, particulièrement addictif si vous aimez la boucle « exploration-collecte-construction ». Son bestiaire original et la possibilité de chevaucher des insectes géants offrent des moments épiques, que l’on soit en solo ou en multijoueur. Toutefois, il faudra vous armer de patience pour dompter des contrôles peu intuitifs et pardonner ses errances techniques. À 35 euros, il reste un excellent investissement pour les amateurs du genre prêts à s’investir sur le long terme. Bravo Maximum Entertainment !
Chérie ? J'ai rétrécie les gosses (encore une fois ?)
les +:
- La taille de la carte et la diversité des biomes
- Le système de montures et de familiers
- La base mobile qui suit le joueur d’arbre en arbre
- La durée de vie colossale pour un prix raisonnable
Les -:
- L’ergonomie à la manette très laborieuse au début
- Les allers-retours incessants (pas de voyage rapide)
- Les bugs de collision et l’IA parfois « bête »
- La météo dynamique qui manque parfois de logique



