The Bus, je pensais le lancer par curiosité. J’y ai retrouvé mon quotidien. Et parfois, j’y ai aussi retrouvé ce qui m’agace au travail.
The Bus m’a parlé dès les premières minutes. Pas parce qu’il est parfait. Mais parce qu’il cherche sincèrement à comprendre ce que signifie conduire un bus, jour après jour. Si tu t’attends à un simple jeu de conduite arcade, tu peux passer ton chemin. Ici, on parle de simulation de bus, de rigueur, de patience et de réalisme. Et crois-moi, quand tu es chauffeur dans la vraie vie, tu le ressens immédiatement.
Gameplay – Entre maîtrise, immersion et frustrations
The Bus repose avant tout sur sa conduite. Et c’est là que tout commence. Tu prends place dans le poste de conduite. Tu ajustes ton siège, tu vérifies les rétroviseurs, tu enlèves le frein de parc. Et seulement ensuite, tu démarres. Rien n’est automatique. Tout est manuel. Et c’est exactement ce que l’on attend d’une simulation réaliste.
La prise en main demande du temps. Chaque bus a son gabarit. Entre 12 et 18 mètres, les différences sont flagrantes. Les porte-à-faux sont bien gérés. Les virages serrés obligent à anticiper. Tu ne tournes pas, tu accompagnes. The Bus te demande de réfléchir avant chaque manœuvre. Et ça, c’est un énorme point fort.
Ensuite, il y a les modes de jeu. Le mode libre est simple. Tu choisis un bus, tu choisis une ligne. Tu roules. Aucun stress. Aucun enjeu. C’est parfait pour découvrir The Bus ou simplement se détendre après une longue journée.
L’économie…
Mais le vrai cœur du gameplay, c’est le mode économie. Et The Bus s’y montre ambitieux. Tu démarres seul. Tu contractes un prêt., tu achètes ton premier véhicule, tu loues un dépôt. Puis tu signes des contrats avec la régie berlinoise. Progressivement, ton entreprise grandit. Tu embauches des chauffeurs. Tu recrutes des mécaniciens, tu gères ta flotte. Ce n’est pas révolutionnaire. Mais c’est cohérent. Et surtout, c’est gratifiant.
Cependant, The Bus n’est pas sans défaut. L’interface manque de clarté. Le mode carrière est caché derrière un menu “économie” peu explicite. Les débuts sont confus. Tu tâtonnes. Tu cherches. Et tu perds du temps. Ce n’est pas bloquant. Mais ce n’est pas intuitif.
Autre problème majeur : l’absence totale de gestion des dégâts. Tu peux rentrer dans un poteau. Tu peux percuter une voiture, tu peux même reculer à pleine vitesse. Rien ne se passe. Aucun impact. Aucune conséquence. Dans une simulation de conduite, c’est difficile à pardonner. L’immersion en prend un coup. Et The Bus perd en crédibilité à ce niveau.
Enfin, quelques ralentissements techniques viennent parfois gâcher l’expérience. Surtout en pleine circulation. Ce n’est pas constant. Mais c’est visible. Et frustrant.

Graphismes – Il fait le travail sans impressionner
Visuellement, The Bus est propre. Pas spectaculaire. Mais cohérent. Berlin est bien représentée. Les grandes artères sont crédibles. Les quartiers sont reconnaissables. La ville respire. Et c’est essentiel pour une simulation urbaine.
Les modèles de bus sont fidèles. Les intérieurs sont détaillés. Les tableaux de bord sont lisibles. Les éclairages fonctionnent bien. Notamment sous la pluie ou en fin de journée. The Bus ne cherche pas à impressionner. Il cherche à être juste.
Cela dit, certaines textures sont datées. Certains PNJ manquent de vie. Et l’animation globale pourrait être plus fluide. Là encore, ce n’est pas rédhibitoire. Mais on sent que The Bus pourrait faire mieux avec un peu d’optimisation.

Bande son – Il touche juste et marque des points
S’il y a un domaine où The Bus excelle, c’est le son. Et franchement, ça fait plaisir. Le moteur sonne juste. Les systèmes pneumatiques sont crédibles. Les portes font le bon bruit. Les annonces voyageurs sont réalistes. Tu fermes les yeux. Tu y es.
Les deux radios intégrées, Flashbass.fm et Double Bass FM, accompagnent parfaitement les trajets. Elles ne sont pas envahissantes. Elles sont bien choisies. Et elles renforcent l’ambiance. The Bus comprend que le son est essentiel à l’immersion. Et il ne se rate pas.

Scénario – Il raconte une histoire simple mais efficace
Il n’y a pas de scénario à proprement parler. Mais The Bus raconte quand même quelque chose. Ton histoire. Celle d’un entrepreneur qui démarre de rien. Qui galère, qui progresse. Qui construit.
Ce n’est pas narratif. Ce n’est pas scripté. Mais c’est organique. Et ça fonctionne. Chaque nouvelle ligne débloquée est une victoire. Chaque bus acheté est une étape. The Bus mise sur l’évolution plutôt que sur le récit. Et c’est un choix cohérent.

Conclusion – Il, une vraie simulation avec des angles morts
The Bus n’est pas parfait. Il a des manques, il a des bugs. Il a des choix discutables. Mais il a aussi une vraie identité. Une vraie vision. Et surtout, un respect évident du métier.
Face à un Bus Simulator 21 vieillissant, The Bus s’impose comme une alternative crédible. Plus exigeante. Plus immersive, plus réaliste sur la conduite. Il lui manque encore une gestion des dégâts digne de ce nom. Et une meilleure stabilité technique.
Mais malgré tout, The Bus réussit l’essentiel. Il te donne envie de conduire. Encore. Et encore. Une simulation de bus sérieuse, immersive et prometteuse. Parfaite pour les passionnés. À améliorer pour devenir incontournable.
Résumé
Les +
- Réalisme
- Immersion
- Physique
- Gabarit
- Manœuvres
- Interactivité
- SAEIV
- Gestion
- Progression
- Son
Les −
- Performances
- Ralentissements
- Interface
- Lisibilité
- Dégâts
- Collisions
- Impact
- Optimisation



