On ne va pas se le cacher, Aniimo suscite une attente absolument colossale après des mois de préinscriptions massives. Présenté manette en main lors de cette Gamescom 2026, cet Action-RPG en monde ouvert (et gratuit, s’il vous plaît) développé par Pawprint Studio et édité par FunPlus promet tout bonnement de bousculer le genre. Sa recette ? Une mécanique unique baptisée « Twine » et un monde nommé Idyll, riche à en pleurer. Après une longue session de jeu, la question se pose : a-t-on enfin trouvé le « Pokémon-killer » tant espéré ? C’est ce que je vais m’efforcer de vous expliquer. Enfilez votre tenue d’explorateur, préparez vos filets, et plongeons dans le monde d’Idyll !
Dès les premières minutes, le jeu nous jette dans un univers coloré et chaleureux. Vous y incarnez un Pfinder, un explorateur chargé de découvrir le continent et de répertorier ses fameuses créatures, les Aniimo. La direction artistique fait mouche instantanément avec des designs allant du monstre ultra-mignon à la bête féroce et imposante.

Ce que Aniimo nous a confirmé : la mécanique Twine, une vraie révolution
Le principe du Twine : on ne dresse plus, on devient la bête !
Le cœur nucléaire d’Aniimo réside dans sa mécanique de Twine (ou « twinning »). Oubliez les jeux de capture traditionnels où vous restez bêtement en retrait à hurler des ordres. Ici, vous fusionnez littéralement avec vos créatures ! Vous prenez leur forme et utilisez directement leurs compétences pour explorer et combattre. C’est tellement fluide et jouissif que de nombreux joueurs de la démo préféraient rester en forme d’Aniimo plutôt qu’en humain.
Chaque bestiole possède de deux à quatre compétences actives, des passifs et un ultime dévastateur. Twinez avec une créature, et c’est tout un panel de combos qui s’offre à vous :
- L’Emberpup peut faire un dash enflammé pour tacler l’ennemi.
- Le Budclaw libère un gros rayon laser vert pour dégager les obstacles.
- La Lunara invoque carrément une lune miniature pour écraser les adversaires (c’est crapuleux, on adore !).
- Certaines créatures débloquent même des capacités d’exploration uniques comme la nage, le vol ou l’escalade.
Combat en temps réel et stratégie élémentaire
Fini le tour par tour pantouflard, les combats sont 100% en temps réel ! Ça exige des réflexes, de l’esquive et de l’exploitation de faiblesses élémentaires (l’eau bat le feu, la lumière et la magie se neutralisent, du grand classique mais très efficace).
Le petit twist nerveux ? Lorsqu’un ennemi est exécuté, vous déclenchez un statut de dominance qui booste temporairement vos dégâts, lié à une jauge qui se remplit au fil des exécutions. Le jeu récompense un style hyper agressif et l’esquive parfaite au poil de seconde près, plutôt que la simple endurance bête et méchante.

Ce qui a retenu notre attention : un monde ouvert qui ne sonne pas creux
Idyll : on ne s’ennuie pas une seule seconde dans aniimo !
Le monde d’Idyll est une véritable claque en termes de densité. Contrairement à certains mondes ouverts qui ressemblent à des parkings vides, Idyll déborde de ressources à récolter, d’énigmes, de monstres à capturer et de défis. (Un Carambar à celui qui trouvera une zone morte dans ce jeu !). L’exploration est constamment récompensée. Les zones ont leurs propres écosystèmes et niveaux, nous faisant voyager des apaisants Champs Nimbus jusqu’à la mystérieuse Forêt d’Argent des Étoiles Tombantes.
Améliorations régionales et farm intelligent
Chaque zone propose son propre système d’améliorations via les ressources locales. Vous farmez dans les Plaines Breezy ? Vous pourrez débloquer un bonus de +10% de chances de capture spécifiquement dans cette région. De quoi pousser les complétionnistes à poncer chaque biome de fond en comble plutôt que de rusher sur une seule région.

Ce qui nous a laissé sur notre faim : les fameux « Red Flags » potentiels
Le modèle économique : gratuit, mais à quel prix ?
C’est le nerf de la guerre. Si la bêta a montré un modèle « Free-to-Play » plutôt rassurant (axé sur le cosmétique et l’accélération de progression, sans paywall détestable), on attend de voir la version finale. L’absence de mécanique « gacha » pour obtenir les Aniimo est une excellente nouvelle, mais il faudra surveiller l’évolution de la boutique post-lancement.
L’équilibrage et l’endgame
La méta montre déjà le bout de son nez. Après plusieurs heures, certains joueurs ont repéré des créatures beaucoup trop efficaces dans certains rôles, écrasant la concurrence. Il faudra voir comment Pawprint Studio gère l’équilibrage à haut niveau pour ne pas se retrouver avec des clones en PvP ou dans le contenu endgame.
Une narration un peu en retrait
Si le gameplay est roi, l’histoire fait un peu tapisserie dans cette bêta. Les dialogues étaient parfois longuets et le rythme assez irrégulier. Heureusement, la narration environnementale (messages laissés par d’autres joueurs, secrets cachés dans les décors) vient sauver les meubles et suggère une vraie profondeur pour la version complète.
Verdict LPDD sur Aniimo : La Pokéball est dans leur camp !
Attente : 8.5 / 10
Aniimo s’impose comme une évolution audacieuse et cohérente de la formule classique. La mécanique de Twine est une vraie révolution, le combat en temps réel est dynamique, et la densité du monde d’Idyll force le respect. Avec en prime la possibilité de créer sa propre ferme automatisée (le mode Homeland) où vos créatures bossent pour vous, le jeu offre une surcouche de gestion franchement bienvenue.
Si Pawprint Studio parvient à maintenir un modèle économique sain et à équilibrer ses bestioles d’ici la sortie, on tient là l’un des titres les plus prometteurs de l’année. Prévu pour le 16 septembre 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series X|S (et une semaine plus tard sur mobile), Aniimo a toutes les cartes en main pour venir bousculer le roi Pokémon en proposant une alternative rafraîchissante. L’attente va être longue !


