Sous une couche technique qui manque encore clairement de finition, Bus Simulator 27 dissimule pourtant le meilleur simulateur de bus de la série. Entre sa carte méditerranéenne sublime, l’arrivée tant attendue des autocars interurbains et une gestion de réseau particulièrement riche, la formule séduit immédiatement. Malheureusement, une IA routière dangereuse qui vous rentre dedans à chaque arrêt et des bugs à répétition viennent sérieusement gâcher la fête. Les bases sont excellentes, mais le jeu a désespérément besoin de quelques passages au garage.
Développé par Simteract et édité par Astragon Entertainment, Bus Simulator 27 passe la vitesse supérieure avec une ambition inédite. Proposé à un prix doux de 29,99€, le titre abandonne les décors purement germaniques ou américains pour vous emmener sur la côte sud-européenne. Avec une flotte sous licence impressionnante et l’intégration pour la première fois d’autocars de grand tourisme, la proposition a de quoi faire rêver tous les amateurs de simulation.
Scénario et univers – La douceur de la baie de Felicia
Le jeu vous intègre au cœur de Felicia Bay, une région fictive fortement inspirée des côtes espagnoles et portugaises. Cette carte vaste et très réussie s’articule autour de deux villes jumelles, Alcaztelar et Mequina, découpées en vingt districts très distincts. Sous le moteur Unreal Engine 5, les décors flattent la rétine. Les ruelles animées, la météo dynamique, le cycle jour et nuit ainsi que les lumières de fin d’après-midi sur les boulevards bordés de palmiers offrent un cadre de travail particulièrement agréable.
En dehors du simple volant, l’univers propose une variété bienvenue. Le joueur peut ainsi incarner un contrôleur de billets, monter à bord d’un bus en tant que simple passager ou explorer Felicia Bay à pied pour débusquer des points d’intérêt et des objets de collection cachés.

Gameplay – Des autocars inédits et une gestion de réseau exemplaire
La grande force de cet épisode réside sans conteste dans sa flotte de véhicules. Le jeu aligne plus de 45 bus officiellement sous licence issus de treize constructeurs prestigieux comme Solaris, Mercedes-Benz, MAN, IVECO BUS, Scania et Volvo. Modèles rigides, articulés, à double étage ou 100% électriques, le choix est immense.
Le plaisir de la route interurbaine
L’introduction des autocars de grand tourisme change radicalement la nature du titre. Si la conduite urbaine classique impose une suite ininterrompue d’arrêts rapprochés, la ligne interurbaine offre un vrai rythme de croisière sur route ouverte. Prendre le volant d’un autocar pour relier deux villes constitue assurément le point culminant de l’expérience de conduite.

Un aspect gestion très complet
Le volet managérial s’avère extrêmement satisfaisant. Le joueur doit créer ses propres lignes, déterminer les horaires, embaucher des chauffeurs. Ensuite, il devra leur attribuer des services et personnaliser ses véhicules avec des livrées ou des publicités. Entre les modes Histoire, Carrière et Bac à sable, la planification des itinéraires s’impose comme l’un des piliers les plus réussis du jeu. Le titre prend également en charge le mode coopératif jusqu’à quatre joueurs en crossplay et intègre le support des mods via la plateforme mod.io.

Graphismes et technique – L’Unreal Engine 5 entre beauté et instabilité
Sur le plan visuel, la modélisation des bus et des environnements s’avère impeccable. Cependant, la partie technique souffre encore de lourdes imperfections. De fréquentes baisses de performances surviennent dans certaines zones de la carte. De plus, des plantages liés à la mémoire vidéo ou à l’activation du DLSS touchent encore de nombreux joueurs. Les développeurs multiplient heureusement les correctifs depuis le lancement en accès anticipé pour stabiliser l’ensemble.

Ambiance sonore – Le ronronnement des moteurs au bord de la mer
La partie sonore fait preuve d’un grand soin avec une reproduction fidèle des bruits de moteur pour chaque constructeur. Les sons d’ouverture des portes, le crissement des freins et les réactions des passagers apportent une bonne dose d’immersion lors des trajets quotidiens.

Les rares limites – Une IA chaotique et des bugs agaçants
Le point le plus problématique concerne le comportement de la circulation gérée par l’ordinateur. Il est très fréquent qu’une voiture vienne percuter l’arrière de votre bus alors que vous êtes stationné à un arrêt. Pire encore, le système de pénalité du jeu vous sanctionne parfois pour des accidents provoqués par les autres véhicules.
À cela s’ajoutent des bugs gênants. Par exemple, comme la désynchronisation en multijoueur, le refus de validation de certaines quêtes de l’histoire. Mais ce n’est pas tout ! En effet, il y a aussi un dysfonctionnement agaçant qui coupe l’accélération dès qu’une touche est pressée sur certains volants.
Verdict LPDD
Conclusion et verdict – Faut-il craquer dès maintenant ?
Bus Simulator 27 possède un matériel de base fantastique. La flotte est splendide, la carte est une franche réussite, les autocars apportent un vent de fraîcheur indispensable et la planification de réseau est plus captivante que jamais. Il ne manque pas de contenu, mais clairement de finition.
Si vous êtes un passionné de la franchise prêt à fermer les yeux sur des bugs en cours de résolution par le studio Simteract, le titre offre un contenu gigantesque pour seulement 29,99€. Pour les joueurs en quête d’une simulation parfaitement propre et équilibrée, il est plus raisonnable d’attendre quelques semaines que les prochains patchs finissent de nettoyer la chaussée.
On aime :
La flotte exceptionnelle de plus de 45 bus sous licences officielles. L’arrivée très réussie des autocars pour les trajets interurbains.
La magnifique carte méditerranéenne de Felicia Bay sous Unreal Engine 5.
La profondeur du système de gestion des lignes et de la compagnie.
Le suivi technique très réactif de la part du studio Simteract.
On aime moins :
L’intelligence artificielle de la circulation totalement chaotique et dangereuse.
Les pénalités financières parfois attribuées à tort après un accrochage subi.
Les soucis d’optimisation et les plantages récurrents liés au moteur graphique.
Le bug agaçant sur les volants qui coupe l’accélérateur lors de la pression d’une touche.


